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Mercredi, 28/07/2010
La démocratie reprend son droit dans le Pool



Les élections législatives partielles ont belles et bien eu lieu dans la première circonscription de Mindouli (département du Pool).

Au terme de ces résultats, la candidate du R.m.p (Rassemblement de la majorité présidentielle), Yvonne Adélaïde Mougany, l’a emporté incontestablement avec 69,36% des suffrages exprimés, devant son concurrent, Frédéric Bintsamou, qui a obtenu 30,64% et qui a reconnu sa défaite.

Le but de ces élections était d’élire un nouveau député, pour occuper le poste laissé vacant par le feu Auguste Mpassi Muba.

Les candidats en lice, précisément l’ancien chef rebelle Fréderic Bintsamou et Madame la ministre Adelaïde Mougany ont fait montre d’exemplarité en jouant propre tout au long du processus électoral.

En dépit des discours inutiles, sur l’appel à l’apaisement, de certaines autorités politiques et des médias, les choses se sont déroulées normalement sans incidents.

Ceux qui s'attendaient à voir des incidents ont probablement été déçus, parce qu'en réalité ils sont les piètres agitateurs et responsables des troubles sociaux qui détruisent ce pays depuis une décennie.

À les entendre appeler au calme avec insistance, on croirait bien qu’ils auraient employé tous les moyens pour se faire élire s’ils étaient à la place de ces deux valeureux candidats.
 
La leçon que nous devons tirer de ces élections partielles est qu’en réalité il y’a eu trois gagnants :

  1. Yvonne Adélaïde Mougany

  2. La démocratie congolaise

  3. Frédéric Bintsamou


Frédéric Bintsamou en est à sa deuxième défaite électorale depuis qu’il a troqué son gilet de seigneur de guerre contre la veste politique. Il avait déjà perdu les élections législatives de 2008 dans la circonscription de Kindamba.

Mais à mon avis, les congolais n’ont pas encore pris le temps de découvrir le vrai profond de cet homme qui possède tous les attributs d’un vrai leader. Il a l’air d’un homme réfléchi malgré les apparences.

Dans un pays dirigé par une classe politique obsolète et moribonde, à cela ajoutons la maladie de la malhonnêteté qui frappe près de 94% de sa population active, Frédéric Bintsamou fait figure d’un homme aux valeurs exceptionnelles.

Cela devra être un exemple à suivre pour ceux qui se décrivent « dirigeants congolais ». Les acteurs du football congolais, par exemple, devraient apprendre à être responsables en renonçant à leurs égos devant les intérêts de la nation. La défaite est parfois difficile à avaler ! Pourtant l'échec a également des vertus, il sait nous rendre plus forts.

Espérons seulement que dans ses combats à venir, le pasteur Ntumi saura s’entourer d’une équipe de conseillers politiques compétents afin qu’il puisse passer son message auprès des congolais.

Aussi ces bandits qui continuent à semer la terreur dans le pool, au nom de Ntumi, devraient revenir à la raison et réintégrer la société pour redresser le pays qui se meurt à petit feu.

El Cubano
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Dimanche, 18/07/2010
Améliorer la qualité de vie à Brazzaville



Brazzaville, la capitale de la République bananière du Congo est devenue l’une des villes les plus ennuyeuses du monde.

Dans cette article, nous allons essayer d’interpeller les citoyens afin que la médiocrité et le fatalisme cessent de donner à Brazza, la belle d’antan, cette image d’une ville triste, polluée, insalubre, qui ne dispose d’aucun centre d’amusement ni de souvenirs pour les visiteurs.

Nous verrons ensemble qu'il y'a toujours moyen de bien faire les choses afin de faire en sorte que notre capitale redevienne vivable comme au sortir de l'indépendance en 1960.
 
Le paysage urbain de la ville capitale est triste. Des pylônes géants de téléphonie mobile et de panneaux publicitaires, dont l'implantation n'est pas plus réglementée, dégradent considérablement le paysage de la ville.

Ce qui frappe aussi terriblement, c'est la dégradation de l'environnement. « Brazzaville la verte » n'est plus ce qu'elle était. Le ramassage public des ordures est devenu un casse-tête chinois.

Les collecteurs de Mfoa et de Madoukou-Tsétsélé sont entrain d’être curé uniquement pour la fête du cinquantenaire. Les travaux de ce curage n’ont pas encore pris fin que les populations reviennent y rejeter les décharges sauvages.

Même à Mpila, à quelque pas de la résidence du président, les ruelles sont envahies de tas d'ordures et de sacs plastique. Que dire de la situation dans les quartiers populaires où les voies publiques sont envahies par des commerçants peu scrupuleux ?
 
Il faut assainir les rues de la ville.


Le gouvernement vient tout juste de se réveiller en lançant des travaux d'infrastructures pour donner une image moderne à la capitale, mais c’est un peu trop tard.

Les bâtiments qui s’érigent ici et là donnent l'impression d'un grand désordre. En l'absence d'un code d'urbanisme, les nouvelles réalisations, en ville comme à la périphérie, n'ont pas de cohérence.

Des églises de réveil à la place du divertissement des jeunes


Aussi la beauté d’une ville ne se mesure pas uniquement sur la qualité de ses infrastructures. Mais sinon par la qualité de vie qui fait que la ville soit bonne à vivre.

Une ville a besoin d’espaces verts, de dynamisme économique, de diversité culturelle, des transports, de  la vie culturelle...

Aujourd’hui à Brazzaville il ne reste plus un seul centre de divertissement avec la fermeture de Luna Park. Quel honte pour une ville peuplée d’un million d’habitants et où abondent des docteurs, des ingénieurs, des médecins, des avocats et bien entendu des voitures luxueuses 4x4?
 
Les enfants de Brazzaville manquent d'espace et de terrains pour jouer.


En pleine grandes vacances d’été, la jeunesse ne sait plus où s’épanouir, car il n’y a plus rien qui marche à Brazza.

Les centres culturels et sportifs sont en détresse. Le parc zoologique n’est plus opérationnel. Les salles de cinémas sont devenues des églises de réveil. Les bibliothèques sont quasi inexistantes.

Potentiel touristique inexploité


Brazzaville offre un environnement touristique très favorable. Avec ses ressources fluviales du Congo et de la rivière Djoué, il y’a de quoi à construire des belles stations balnéaires et nautiques.Des ouvrages amplement faisables par le savoir faire du génie congolais.

Le défi est certes colossale, à cause de la mentalité défaitiste du congolais, mais pas impossible.José Marti, le héros national cubain,  disait qu'"il n'y a d'impossible que des hommes incapables".

La mairie de Brazzaville devrait réhabiliter les structures de navigation fluviale. En développant un circuit de croisière moderne entre Brazzaville, les îles Mbamou et Faignant d’une part, et les localités situées sur le Djoué d’autre part, on peut créer des nouvelles activités récréatives et touristiques.
 
Le canal du Rideau Hall, le collecteur naturel de la ville d'Ottawa, la capitale du Canada.



Il faut faire en sorte que la ville de Brazzaville soit tournée vers le fleuve. En aménageant des plages et des campings populaires, l’on parviendrait à inculquer aux congolais des nouvelles habitudes :

celle d’aimer leur pays et de profiter des merveilles que la nature leur a dotées.

Pour l’épineux problème des ordures sur la Mfoa, Madoukou Tsékélé et la Tsémé, les travaux de curage ne suffiront pas tant que ces sites resteront à découvert.

Depuis la nuit des temps, les populations ont pris ces collecteurs pour des poubelles publiques. La seule solution serait de transformer ces endroits en des avenues bitumées, éclairées où l'on pourrait installer des bancs de repos pour les promeneurs.

Même son pour les caniveaux qui longent les artères publiques. Aussi longtemps qu’ils ne seront pas fermés, ils feront office de poubelle publique. C’est un constat pourtant banale à comprendre.
 
Voici Frankfurt(Allemagne), l'exemple d'une ville aérée.


Les choses seraient meilleures si tout le monde s’efforce à observer un minimum de sérieux. On peut tous contribuer pour redorer le décor de Brazzaville :

le gouvernement, le conseil municipal, les collectivités territoriales, les opérateurs privés et les acteurs économiques locaux.


À la place de dépenser des fortunes dans l’achat des 4x4 qui polluent la ville, ceux qui ont les moyens peuvent bien se lancer dans le business du divertissement en créant des cinémas, des parcs d’attraction, des salles de spectacle …

Ce n’est plus le temps de rejeter la responsabilité sur l’État, car tous les congolais nous sommes responsables de cette médiocrité qui caractérise l’homme noir.

Du chef de l'État au commun des mortels, nous devrions tous avoir honte de paraitre pour des gens incapables de faire quelque chose de bien, à part aller vivre et mourir à Paris.

Voilà ce que je pense, car les opinions se transmettent, héréditairement, comme des terrains ; on y bâtit ; cela finit par faire une ville, cela finit par faire l'histoire.

El Cubano
Mardi, 13/07/2010
Animer l’esprit d’entreprise pour soutenir la croissance économique congolaise.


L’économie congolaise se porte bien actuellement et prévoit une croissance estimée à 10,5% en 2010, selon les experts des finances du Congo.

Ces prévisions demeurent optimistes en raison de la bonne tenue de la production pétrolière du pays et la fulgurante croissance du secteur bancaire congolais.

Le secteur financier connaît un boom grâce aux reformes bancaires entreprises par le gouvernement congolais, et l’afflux des capitaux tunisiens tunisiens(BCH), marocains(LCB) et chinoises.
 
La Banque de l'habitat tunisienne est présente au Congo.



Cependant, ces deux secteurs sont des indicateurs très trompeurs car très sensibles aux paramètres d’inflation.

Le secteur pétrolier, par exemple, génère beaucoup d’argent mais n’emploie que très peu de gens;

d’où la tristement célèbre « malédiction de l’Or noir » dont souffrent les pays producteurs africains.
 
Des ouvriers de SOCOFRAN noircissent la chaussée pour berner le peuple. Congolais, debout et mettons nous au travail!

Cliquer sur l'image pour agrandir...




Mon opinion




À mon avis l’économie congolaise est maintenant parvenue à un stade où elle peut poursuivre une expansion économique qui permette d’améliorer considérablement la vie de personnes.

Il faut juste définir un axe de quatre solutions majeures à court, moyen et à long terme :

1. Formation des entrepreneurs congolais (Court terme)


Il faut inculquer une culture entrepreneuriale aux congolais, comme l’ancien ministre, Pierre Michel Nguimbi, en avait fait son cheval de bataille.

En effet, l’illettrisme entrepreneurial constitue un handicap à l’épanouissement du climat d’affaires.

Il faut vaincre le mythe qui veut que seuls les ouest-africains excellent dans le petit commerce.
 
Incompétences à combattre au Congo: des gardes armés qui siestent sur la piste de l'aéroport de Pointe-Noire.


2. Financement de petites entreprises (court et moyen terme)

Inculquer la culture entrepreneuriale, c’est aussi accorder de l’aide financière aux candidats. Plus de 70% de la population congolaise vit au dessous du seuil de la pauvreté.

Une grande majorité de diplômés congolais est resté longtemps sans-emploi. À l’heure actuelle, même une réinsertion professionnelle active ne suffira pas à leur redonner la motivation du travail.

Des études américaines ont démontré que plus l’on reste longtemps sans travailler, plus on perd sa « tête » ou son intelligence.

Il faudrait envisager des programmes d’aide qui accordent une petite aide financière, à ces personnes défavorisées, afin qu’ils puissent créer des opportunités de travail décent en leur offrant une formation qualifiante appropriée (transportation lourde, couture, agriculture, électricité, plomberie etc.).

Avec des petites formations de 3 à 6 mois dans les petits métiers, on n’arrive à des résultats encourageants.
 
3. Organiser et émanciper l’économie informelle


Le gouvernement devra accorder une place particulière à l’économie informelle, surtout celle pratiquée par les femmes, qui constituent la couche sociale la plus vulnérable.

Il faut financer des formations qualifiantes aux femmes, afin qu’elles développent des activités génératrices de revenus et accèdent aux programmes d’emploi gouvernementaux.

Les femmes congolaises ne sont pas paresseuses comme leurs hommes. Mais elles sont plutôt victimes de la brimade et de la violence sexuelle exercées par ces derniers.
 
L'État congolais devra réorganiser et professionnaliser ses marchés.



Une femme très vite formée et qui a eu suffisamment confiance en elle pour lancer sa propre affaire, peut devenir une travailleuse autonome avec un prêt de 150 000 frs CFA.

 Elle achète une machine à coudre, loue et équipe un local puis le tour est joué. Si son activité prend de l’ampleur, elle apprend la comptabilité et les relations avec la clientèle.

 Avec ça elle n’aura rien à envier aux stylistes sénégalaises, pour ne citer qu'un exemple.
 
Laboratoire de recherche du lycée de Sibiti(Lékoumou).



4. Reformes scolaires approfondies (Long terme)


Le budget de l’éducation devrait être doublé, voir triplé. Il faut améliorer la qualité de l’enseignement en augmentant les salaires et les conditions de travail des enseignants.

Mais aussi il faut forcer les plus anciens à la retraite anticipée, parce que leur démotivation pour le travail est une influence négative pour les plus jeunes enseignants.
 
L'école pilote du 31/12 de Brazzaville est en état de délabrement avancé.



Quitte à recruter des enseignants à l’étranger, il faudra faire un grand ménage dans ce secteur pour le salut de l’école du savoir congolais.

L’on ne peut pas aspirer au développement lorsque seuls 10 élèves sur 11 000 candidats sont admis aux épreuves du BAC technique 2010.

Une société qui ne mise par sur son enseignement est une société qui n'a pas compris le défi de la mondialisation de demain.

El Cubano
Mercredi, 06/07/2010
RDC : 50 ans partagé entre la frustration et la nostalgie de l’oncle belge



La République démocratique du Congo (RDC) a célébré mercredi dernier le Cinquantenaire de son Indépendance. Cet événement historique été fêté, avec faste, par plusieurs activités, notamment un grand défilé militaire organisé.

Plusieurs invités de marque, dont le roi de la Belgique et des chefs d’État africains ont répondu présent.

Cependant, plusieurs voix se sont élevés, au sein de la population congolaise, pour critiquer cette attitude jugée irresponsable vue l’état de délabrement avancé dans le quel se trouve l’ex-Zaïre, l’un des plus grands pays et les plus peuplés du continent noir.
 
La chaine francophone TV5 a réalisé un reportage spécial en RDC, afin de constater l’héritage laissée par la colonisation belge, un demi-siècle après.

Mais le constat a été très lamentable : la République démocratique du Congo a reculé de cinquante années par rapport a sa situation des années 60.

Les personnes interrogées, qui ont eu le privilège de vivre les deux époques, ont affirmé sans emballage que sous la colonisation la vie était bien plus belle.

« Les colons belges nous humiliaient avec la chicote et les injures, mais on mangeait abondamment. Aujourd’hui c’est au tour de l’élite congolaise de nous humilier, mais en plus on est affamés. » Tel sont les propos d’un sexagénaire visiblement dépassé.
 
Selon plusieurs observateurs, tous les indicateurs socio- économiques sont au rouge à cause de l’irresponsabilité des congolais dans la gestion de la chose publique.

En cinq années, la scène politique et économique congolaise est marquée depuis par la corruption, le clientélisme, les détournements, les pillages des richesses, la concussion. Le tout couronné par une culture de l’impunité. Ces pratiques honteuses observées dans divers domaines a conduit à l’accroissement de la misère et la pauvreté.

" Cette misère, cette pauvreté ne sont pas une fatalité. Mais c’est le fruit de l’égoïsme congolais. C’est la conséquence de la désorganisation de nos structures sociales et économiques et le manque de volonté politique ", a soutenu le professeur Mukoka Nsenda, politologue congolais et docteur en Sciences politique et administrative à l’université de Kinshasa.

Un fonctionnaire interrogé va demander aux journalistes belges : « vous êtes à Kinshasa, voyez-vous comment elle est devenue une poubelle? »
 
Brazzaville, sa capitale jumelle n’est pas épargnée par ce délabrement socio-économique. Le président Sassou n’a pas lésiné dans les moyens pour porter un grand coup médiatique pour le prochain 15 aout, alors que le pays vit dans une pauvreté sans précédent.

Les hôpitaux ont des lits sans matelas, sans personnel médical, sans médicaments…L’éducation a été vandalisée par la corruption et l’incivisme, les conditions sanitaires dans des marchés publics et dans les rues sont abominables.

Tout cela parce qu’un clan formé de quelques familles et individus se sont approprié le pouvoir, les richesses et la gestion des ressources naturelles du pays. Comme cela ne suffit pas, ils veulent aussi tuer le savoir et la conscience du peuple congolais. Mais ils ne réussiront pas.


El Cubano
Mercredi, 30/06/2010
La reine Élisabeth II est au Canada




La reine Élisabeth II et son mari, le prince Philippe, duc d'Édimbourg, ont assisté à une dernière activité à Halifax mercredi matin. Ils sont en visite au Canada depuis le lundi dernier.

Ils ont participé à une cérémonie de plantation d'un arbre dans le jardin de la résidence du lieutenant-gouverneur. Le couple a ensuite pris l'avion pour célébrer la fête du Canada, jeudi, à Ottawa.

Mardi, la reine a passé en revue les navires des Forces canadiennes et de pays alliés rassemblés dans le havre d'Halifax à l'occasion du centenaire de la Marine canadienne.

C’était sous une pluie fine, couplée de petits vents. Il faut apprécier comment cette élégante grande dame de 84 ans tient fermement son propre parapluie, tout en saluant les troupes.
 

Au Congo, l’image que l’on retient lors des cérémonies du chef de l’État à ciel ouvert, c’est des gardes du corps ou des simples parasites qui soutiennent le para-soleil censé protéger le président des coups de soleil.

Sans vouloir en faire des comparaisons fantaisistes, cette image explique d’elle-même le grand fossé qui existe entre les peuples du Congo et ceux des sociétés développées.

Les grands hommes sont ceux qui font des grandes nations. Sa Majesté la reine du puissant Royaume-Unis, l’une des plus grosses fortunes mondiales, est beaucoup plus humble que nos rois nègres.

Nous rappelons que ce voyage de la reine est sa 22e visite au Canada. Le couple royal se rendra aussi à Winnipeg, à Waterloo et à Toronto. Cette tournée se terminera le 6 juillet.

El Cubano

Mercredi, 23/06/2010
Le Congo est en deuil



Une catastrophe ferroviaire sur la ligne du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO), qui relie la ville côtière à la capitale, a fait au moins 60 morts.

Les autorités congolaises ont fait état de 49 morts et de plus de 400 blessés. Le gouvernement du Congo Brazzaville a décrété un deuil national de trois jours à compter de samedi.

Le train, qui était en route pour Brazzaville, a déraillé lundi soir dans la localité de Yanga, à 60 km de Pointe-Noire, entrainant dans un ravin quatre wagons bondés de passagers.
 
Le président Denis Sassou Nguesso a réuni un conseil des ministres extraordinaire, mardi, à Brazzaville. « Il ressort des fait que la locomotive roulait de manière quelque peu excessive ; c’est la vitesse qui serait donc à l’origine de ce déraillement », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy.

Le chef de l’Etat congolais, accompagné de son épouse, a immédiatement appelé à la solidarité nationale pour assister les victimes, après sa visite au chevet des blessés; C’était à l’hôpital Adolph Cissé de Pointe-Noire.

Le président Sassou Nguesso a aussi ordonné que l’Etat prenne en charge les frais d’inhumation des victimes de cette tragédie.
 
L'opposition congolaise a tout de suite mis en cause la vétusté de cette voie ferrée qui date de l’époque coloniale, et n’a presque jamais connu des travaux d’entretien.

Elle accuse aussi le gouvernement qui, depuis des années, ne songe pas à améliorer les conditions de voyage sur le CFCO.

Cela est tout à fait vrai, car la préoccupation actuelle des autorités congolaises est d’organiser, avec faste, la fête des 50 ans de l’indépendance; alors que les populations congolaises sont entrain de vivre un vrai calvaire tout au long de cette voie ferrée depuis près de 10 ans.
 
Pas plus que deux jours passés, des bandits ex-ninjas armés ont détenu un train pendant cinq heures à la gare de Matoumbou.

Les voyageurs se sont vu dépouillés de leurs biens(téléphones portables, argents, bijoux etc.). Après ce forfait, les assaillants ont tranquillement pris la clé des champs, sans que le ministre de l’intérieur ni de la défense ne dise un seul mot.

Cet éternel problème de la vétusté du CFCO et des bandits du Pool, rappellent aux congolais qu’il y a de la lâcheté partout où il y a de la tyrannie.

Il est grand temps que chacun de nous assume ses responsabilités au Congo.

El Cubano
Lundi, 21/06/2010
L’État français reprend la main des bleus


Après la rébellion de dimanche, les Bleus ont soigné les apparences à la veille d'une rencontre qui pourrait définitivement clore leur douloureux parcours dans cette Coupe du monde. Ceci en partie grâce à l’intervention de l’envoyé spécial de Nicolas Sakozy, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé et des sports.

La patronne du sport français a rencontré les joueurs, le staff et la presse pour tout remettre en ordre. Elle a tout de même déclaré que le football français affronte un désastre.

« Ce n’est pas un mauvais moment à passer. Rien ne sera plus jamais comme avant…» a précisé la ministre de la tutelle, devant des joueurs visiblement émus.

Au cours de son point presse, Roselyne Bachelot a précisé qu'elle avait « demandé un audit externe par un cabinet indépendant sur l'équipe de France de football, sur tout ce qui s'est passé pendant le Mondial. Les joueurs seront écoutés ». Elle a ajouté que désormais, un code d’éthique et de déontologie conditionnera la sélection d’un joueur en équipe de France.

Elle a exhorté par ailleurs les Bleus à s'inspirer de l'exemple des rugbymen tricolores. Tenez-vous bien que cette comparaison avec le XV de France (rugby) n’est pas pour rien. On sait que depuis 4 ans, le divorce entre les français et leur équipe nationale de football était déjà consommée. Les français de souche se sont massivement tournés vers la sélection nationale du rugby, encore restée entièrement blanche, combative et loyale.
 
Roselyne Bachelot


Le Onze tricolore français a toujours incarné le respect et l’admiration des amateurs du beau foot, à cause de leur jeu technique et sans calcul. Même lorsqu’elle n’était pas dans ses meilleurs jours, l’équipe de France est la seule au monde à pouvoir se targuer avoir eu le dessus sur les grandes nations du football. Ni l’Espagne, ni le Brésil, ni l’Angleterre ou l’Italie ne peut contester la suprématie française lors des rencontres officielles et amicales.

Depuis la nuit des temps, la France a toujours compté dans ses équipes sportives, des minorités visibles par leurs couleurs de peau. C’est ce qui a toujours faire sa spécificité et la beauté de sa société. Mais depuis que les fils d’immigrants ont commencé à croire que le foot et la musique étaient les seuls moyens faciles de se faire beaucoup d’argent en France, le Onze tricolore est devenu totalement multi-ethnique (sénégalais, maliens, congolais, antillais, maghrébins…); ce qui lui a diminué un peu de son identité et son rayonnement d’antan.

Vous voulez savoir mon opinion?

Si vous êtes l’heureux élu pour représenter cette grande nation qui est la France, vous la fermez et partez mouiller le maillot dignement comme un vrai fils de la France. Si vous n’êtes pas content de la France et de ses valeurs, retournez vivre chez vous avec les vôtres et contribuez au bien être de votre patrie.

El Cubano
Jeudi, 10/06/2010
Les Brazzavillois suivront la coupe du monde en direct










À la veille du coup d'envoi du Mondial, la ferveur qui s'est emparée des congolais n'épargne pas Brazza la « verte », la capitale du pays. Pour l’occasion, le gouvernement a décidé d’assumer ses responsabilités pour ne pas laisser les plus démunis en dehors de cette grande fête.

 Pour une première de l’histoire, le gouvernement congolais a fait installer une dizaine d’écrans géants, sans égal, dans les principaux sites de la ville. Des écrans géants modernes ont été installé au stade Eboué, au stade Cent fils de Mpila, au Centre sportif de Makélékélé et ailleurs.

Les organisations à but non lucratifs et quelques donateurs privés ont aussi accompagné le gouvernement dans ce geste de solidarité. La fondation « Rêves de gosse » a installé près d’une trentaine d’écrans géants, de taille moins impressionnantes, et des antennes paraboliques à Brazzaville.

André Elenga Nianga, le directeur général de l’Office national de l’emploi, a endossé le costume de bienfaiteur à l’île Mbamou. Il a permis d’installer un écran géant avec une antenne parabolique dans le principal village de l’île, pour permettre à ses habitants et ceux des villages environnants, de suivre le mondial en direct.

Toutes ces initiatives, soient-ils de la part du gouvernement ou de la part des collectivités locales, sont à féliciter. Nous espérons que le gouvernement ne se limitera pas à satisfaire les congolais uniquement lors des événements qui médiatisés par l’occident.

En 50 ans d’existence comme nation, il est temps que les congolais puissent percevoir les dividendes des ressources que génèrent leurs pays.

On ne demande pas de distribuer les chèques de fortune à tout le monde, mais plutôt songer d’améliorer l’ensemble des services, aux congolais, dans le possible du faisable. Il ne faudra pas uniquement le faire à Brazzaville et Pointe-Noire, mais aussi dans les départements, afin de lutter contre l’oisiveté et l’exode rural.
 
D’autres services à améliorer sont d’offrir aux congolais des espaces pour la pratique des sports de masse comme la marche, le basketball, le vélo et la natation.

Donc ça prend des réseaux de pistes pour la marche et le vélo appropriées, des parcs de jeu et de terrains multisports, des piscines communautaires et des jardins boisés pour tout simplement se balader ou faire la lecture.

Si Jean Jacques Bouya, le ministre délégué des Grand travaux, pense à de tels projets, il n’aura point de soucis avec les congolais pour les travaux de municipalisation accélérée.

Aussi l’implication des particuliers, des bénévoles et des donateurs anonymes sont très louables pour accompagner l’État. Dans tous les pays du monde, l’État ne peut pas tous faire.

On a besoin de l’effort et de la solidarité de tous les citoyens. En Amérique du nord, les plus riches sont les premiers donateurs. Le multi milliardaire Bill Gates, avant sa retraite, a pris le soin de retirer la part de l’héritage pour ses trois enfants.

La majorité de ses 53 milliards devrait revenir à sa Fondation qui lutte contre la pauvreté partout dans le monde.
 
La cantine du centre Sports et Études de Djiri.



Au Congo Benito Amouzou, avec sa fondation « Rêve de gosse », à créé un centre Sports et Études bien équipé à Djiri. Si un citoyen ordinaire aisé est capable d’une telle œuvre, que dirions nous des magnats proches du pouvoir comme Blaise Elenga(président de CARA), Paul Obambi, Dennis Gokana ou lui-même J.J Bouya?

Lucien Ebata, cet ancien élève de Cuba devenu l’un des nouveaux riches du Pool Malebo, qui ne se déplace plus sans son Jet privé. Pourquoi ne songent-ils pas aider l’État pour soulager les pauvres dans des supplices dont ils en sont responsables de beaucoup?

Le sport congolais se meurt, car les athlètes sont mal nourris et mal formés, au moment où une petite poignée d’individus se la mettent tout dans la poche, dans une folie des grandeurs dont eux-mêmes ne savent plus comment elle prendra fin.


El Cubano
Lundi, 07/06/2010
La solidarité face à la misère au Congo



Du fond de son Canada glacial, El Cubano pleure son peuple qui se décime dans une pauvreté sans précédent,  malgré les importants revenus du pétrole.

Les choses auraient pu se passer autrement si les congolais décidaient de combattre ensemble la misère dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences.
 
C'est-à-dire indépendamment que l’on soit mbochi, kongo, lari ou téké, l’on devrait sentir l’obligation de partager avec son prochain.

L’une des missions primordiales du gouvernement congolais est d’aider un maximum des citoyens à joindre les deux bouts en fin de mois. Mais aussi soutenir les gens pour leur permettre de mener une vie décente, tout en leur aidant à retrouver des vrais projets de vie grâce à la réinsertion professionnelle.

Cependant, les politiques gouvernementales actuelles de lutte contre la pauvreté, sont loin d’approcher les attentes minimales des populations.
 
Keline Falco, l''ancienne Miss Congo continue son combat contre la pauvreté.


L’amour du prochain

Le problème est que nous les noirs avons pris des mauvaises habitudes de faire appel et de dépendre de l’aide extérieure, accordée par les pays riches, au lieu de réfléchir et trouver des solutions internes pour lutter contre la misère.
 
Souvent on ignore que l’aide au développement que les pays riches nous accordent, provient des poches des contribuables, comme vous et moi qui travaillons dur tous les jours. L’aide au développement est donc une œuvre de charité et de solidarité des travailleurs de ces pays.

Tenir compte de cette réflexion nous amène d’abord à faire preuve de solidarité, entre nous-mêmes congolais, avant de solliciter la charité des blancs et des chinois.

Malheureusement, malgré le nombre effrayant des églises de réveil qui polluent le pays, le concept de solidarité n’existe que dans les bouches des gens.

Au Canada, le Programme de solidarité sociale vise à accorder une aide financière de dernier recours aux personnes qui présentent des contraintes sévères à l’emploi.
 
Il s’agit d’une aide de 625 $/mois qui lui permet de vivre dignement, en payant son loyer et son manger. Parallèlement à cette aide, il existe des soupes populaires subventionnées par le gouvernement, des magasins de vêtements usagés donnés par n’importe qui.
 
Dans la riche province de l’Alberta(L'Ouest canadien), par exemple, tous les résidents ont droit au chèque de fortune de 600$ par année. Donc l’on n’est pas obligé de travailler pour manger au Canada. Non pas parce que le gouvernement canadien est riche.
 
Mais plutôt parce que le contribuable canadien accepte volontier de redistribuer une partie de ses gains avec ceux qui n’ont pas d’emploi. C’est un concept d'organisation simple qui peut bien s’appliquer en Afrique et plus précisément au Congo.

Depuis l’adolescence, on n’arrête pas de nous casser les oreilles, à tort, sur les bienfaits de la « fameuse solidarité africaine ».

Au Congo, le premier a montrer l’exemple aurait dû être le chef de l’État en fait. En effet, le président Sassou possède d’énormes étendues agricoles dans sa contrée natale( Oyo, Edou, Mbobo et Ngolodoua).
 
Ses réalisations sont, dit-on, nombreuses et diversifiées: allant de la production rizière jusqu’à l’élevage de milliers de têtes bovines.
 
Un tel geste pourrait booster le mouvement de solidarité entre les congolais, qui reste à nos jours à près de 9 % de son potentiel réel. Avec toute cette ferveur religieuse qui secoue la population congolaise, le potentiel réel de solidarité devrait se situer au-delà des 75%.
 
Certains honorables compatriotes se battent becs et ongles pour assister les plus démunis, à la place de l’État qui a totalement démissionné de ses responsabilités.

Nous rendons hommage à Joe Washington Ebina et sa fondation. Nous saluons aussi le gros travail abattu par la fondation MTN, pour appuyer l’éducation des jeunes congolais.

Certaines personnalités comme le député Sylvestre Ossiala ont joué la carte des œuvres de bienfaisance, pour des fins politiques. Une fois élus, ils ont considérablement réduit leurs activités caritatives.
 
Paradoxalement à ces fructueuses réalisations, les populations de cette contrée ne mangent qu’une fois par jour. La mine de ces habitants, montrée par les images de la Télé-Congo, parle d’elle-même : les congolais ont faim. Les enfants et les personnes du troisième âge souffrent de malnutrition.

La métaphore directe de cette problématique voudrait que le président Sassou se soit beaucoup investi, en personne, pour bâtir tout cet empire agricole.
 
Ceci dans le but d’impulser la politique de la sécurité alimentaire au Congo, tout en montrant l’exemple aux congolais que l’on peut se faire de l’argent en travaillant la terre. Nous n’avons donc rien à lui reprocher, sinon s’inspirer de ses initiatives pour tenter de redonner au Congo sa vocation de pays agricole.

Cependant, l’autre face cachée de la métaphore nous rappelle que Sassou n’a pas transpiré pour devenir le plus grand exploitant agricole du pays.

Lors du mandat du président Georges W. Bush nous l’avons souvent vu, avec sa femme, s’occuper de son écurie de chevaux lors de ses vacances dans son ranch privé du Texas; ce qui n’est pas le cas lors des séjours privés de « l’Homme des masses » dans son village natal d’Oyo.
 
À Oyo le président Sassou se dédie plutôt à accueillir des dignitaires étrangers et ses anciens adversaires politiques, comme en témoigne l’impressionnante armada de gardes du corps, ministres, et badauds de toute sorte qui l’accompagnent toujours.
 
Donc le président Sassou ne dispose pas du temps requis pour s’imprégner de soleil et de sueur que demandent des fermes agricoles rentables. Il ne peut pas donc prétendre avoir bossé dur pour s’occuper de ces fermes.

Alors la question est de savoir si le président Sassou serait prêt à montrer, aux congolais, le chemin de la solidarité nationale en faisant don d’une partie de sa production agricole aux personnes les plus vulnérables du département de la Cuvette ? C-a-dire en donnant gratuitement à manger aux enfants et aux sexagénaires.

Étant donné que sa famille n’en a pas besoin pour vivre, serait-ce possible que le chef de l'État vienne en aide à mes grands-parents et petits frères affamés de Tsombitso et Tchikapika?

 
La villa présidentielle de Pointe-Noire.


La folie des grandeurs congolaise n’est pas près de prendre fin, malgré que tout le monde soit conscient que l’être humain ne peut pas se multiplier pour assouvir tous ses désirs.

Quelque soit le nombre de son bétail de vaches, l’on ne possède qu’une seule bouche pour manger. L’on a beau posséder des dizaines de résidences à l’étranger, personne ne peut se multiplier pour fêter en famille à Brazzaville, pour ensuite se réveiller dans les bras d’une autre maîtresse à Paris le lendemain.
 
Sans oublier qu’il ne faudra pas manquer d’assister à la graduation de sa fille à Los Angeles, ni d’oublier de régler les factures du courant de la résidence de Madrid…
 
Résidence d'un ministre congolais, dans un quartier insalubre.


Lorsqu’on pense à toutes ces tracasseries, la vie ne vaudrait-elle pas son pesant de la vivre en bonheur, avec toutes les merveilles que la famille, les voisins et le pays nous offrent? Ne devrions-nous pas nous contenter de ce qui nous suffit?

Prônons l’amour et la solidarité du prochain, chers congolais, nul n’est enterré avec sa fortune. Il y’en a des gens qui n'ont de leur fortune que la crainte de la perdre. 

La grandeur d’une personne ne se mesure pas par l’étendue de sa richesse. Car les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte du patrimoine familial que ce dernier lègue.

El Cubano

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Dimanche 30/05/2010
Lutte contre la fraude scolaire au Congo



Une note circulaire vient d’être publiée, à Brazzaville, relative à l’invalidation des candidatures frauduleuses dans les différents examens et concours d’état.

Le traitement des dossiers des candidats aux différents examens et concours, campagne 2010, a révélé l’illégalité d’environs 330 candidats.

La majorité de ces fraudes tournent autour de la falsification d’âge et de l’usage de faux documents (diplômes, attestations, extraits d’acte de naissance etc.).

La liste des auteurs de ces pratiques immorales a été publiée sur le journal La semaine africaine. Ils seront suspendus de toute activité scolaire pour 2 ans à compter de maintenant.
 
Nous encourageons le ministère de l’Enseignement technique et professionnel à ne pas lésiner sur les moyens pour lutter contre ce fléau qui gangrène la société congolaise.

Un grand travail a été abattu jusqu’alors pour neutraliser ces tricheurs, mais ces derniers et les réseaux mafieux qui les soutiennent trouveront toujours les moyens de survivre.

Il faudra donc réfléchir sur des moyens plus efficaces pour lutter contre la fraude. L’informatisation et l’automatisation des processus scolaires sont des moyens sûrs.

Certes ils n’élimineront pas la fraude, mais amèneront à le contrôler. Déjà pour falsifier des données informatisées, il faut avoir accès aux réseaux sécurisés, aux systèmes et aussi savoir utiliser les logiciels qui gèrent ces données; ce qui réduirait la liste des suspects aux administrateurs de systèmes et les autres intrus authentifiés.
 
Ce phénomène de fraudes et tricherie massives, en milieu scolaire, est devenu un grand frein pour le développement du Congo. Il a commencé à prendre force au début des années 80, et s’est accéléré avec l’avènement des conflits socio-politiques que le pays a connu.

Les conséquences directes de ce mal se font déjà sentir : paralysie dans le savoir et l’innovation; baisse de compétitivité dans tous les domaines; destruction des valeurs et du patrimoine culturel national.

Aujourd’hui au Congo il n’y a plus un seul domaine qui fasse l’exception du point de vue qualité. Médecine, journalisme, les carrières du génie, les technologies d’information, les finances, la recherche scientifique…Tout est par terre.

Même en politique, qui est le premier secteur générateur de l’emploi au Congo, les cadres sont de très mauvaise qualité.

Les dirigeants congolais sont tenus responsables de ce sinistre constat, parce qu'ils ne montrent pas l'exemple avec l'éducation de leurs propres enfants.

En effet, tout le monde sait que les enfants des dignitaires sont des récalcitrants de la pire espèce qui puissent exister à Brazzaville.

En plus d’être des dépendants de la drogue et de l’alcool, les fils des dignitaires congolais se livrent à des viols de jeunes filles, à l’achat des diplômes scolaires et à l’usage du faux.
 
Le vol et le pillage existe partout ailleurs. Dans les pays comme le Nigeria, le Cameroun, la Côte d’ivoire, le Sénégal, on vole même plus qu’au Congo.

Mais la différence vient du fait que l’on retrouve les étudiants de ces pays dans des grandes universités américaines, canadiennes et même japonaises. Ils sont assez brillants à l’école, surtout dans les carrières du génie, à cause de la formation de base reçue dans leurs pays respectifs.

À la fin de leurs formations, ils sont embauchés dans des grandes firmes multinationales, avec des salaires très concurrentiels. Cela leur permet de parrainer ou de supporter les frais scolaires de leurs cadets restés en Afrique à leur tour.

Au Congo-Brazzaville, on continuera à se frotter les mains autour des puits pétroliers encore exploitables, en attendant que le moundele tire sa part et nous remette la miette de dollars qui en ressort.

Vous pouvez vider les caisses de l’état. Vous pouvez brader tout ce qui est autour de vous. Mais veillez au moins à ce que ces biens mal acquis profitent à l’éducation de votre progéniture. Car il est bon de savoir que rien de ce qui mérite d'être su ne peut s'enseigner.


El Cubano
Vendredi, le 14/05/2010
Le Congo développe ses infrastructures aéroportuaires(Suite et conclusions)



Il n’y a pas que le manque d’avions qui fait défaut à la modeste industrie touristique congolaise. Il y’a aussi un manque criard de compétences capables d’élever la qualité du produit touristique national.

La carence de gestionnaires talentueux fait énormément défaut au Congo. Tous ceux qui dirigent les grands projets et les organisations de ce secteur au Congo, connaissent très bien comment ça marche dans les pays phares de ce marché.

Ils y ont séjourné pour leurs études, et plusieurs membres de leurs familles y résident actuellement.

Cependant, ils n’ont simplement pas les idées ni la patience pour reproduire, dans leurs organisations, même les concepts les plus élémentaires appris à l’étranger.
 
Des infrastructures publiques sans ouvrages d’assainissements

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Les soumissionnaires d’offres proposent de projets grandioses et économiques, qui ne respectent pas les normes minimales d’hygiène, de sécurité ni d’accessibilité pour tous les citoyens, mais ils sont quand même approuvés par la commission technique des grands travaux(DGGT).

Prenons l’exemple de l’aérogare internationale d’Ollombo(Plateaux), avec un bâtiment R+1 de près de 7500 m2, qui ne possède qu’une minuscule salle de bain mixte.

Est-ce cela une infrastructure touristique de norme internationale? Constat identique pour les aéroports d’Impfondo et Ouesso.
 
L'aéroport Ngot Nzoungou de Dolisie.

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Un aéroport moderne appelé à contribuer au développement du tourisme local, devrait répondre au minimum aux péjoratifs de base :

des salles de bagages et d’embarquements propres et climatisées, des cantines, des magasins, plusieurs salles de bain à multi usage (unisexe), affichage des heures des vols par des écrans TV etc.
 
L’aérogare d'Impfondo(Likouala).


Tout de même, en tant que congolais, l’on devrait tous être fier de voir tous ces joyeux naître un peu partout dans le pays.

Lorsque que l’on voit les images de l’aérogare d’Ollombo et sa piste d’atterrissage, l'on se rends compte de la qualité de l'ouvrage, qui est supérieure à celles des destinations prisées de Cuba comme Varadero et Cayo Coco.
 
l’aéroport Agostino Neto de Pointe-Noire

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Admirez l’aéroport de Ouesso, dans la Sangha, chers congolais! Faites le tour de la piste de Dolisie(Niari)! Que celui qui me lit, dépose sa main droite sur sa poitrine gauche et contemple la passerelle de l’aéroport Agostino Neto de Pointe-Noire.

Je le défierai à ce qu’il me dise sincèrement s’il en a beaucoup vu de semblable au sud-du Sahara? Car moi je peux affirmer que je n’en ai pas vu lors de mes séjours au Ghana et au Togo, deux pays n'ayant jamais connu de guerres civiles.
 
Conclusions


Des infrastructures aéroportuaires bien gérées, engendrent de la richesse en créant et en assurant de l'emploi durable à des milliers de salariés.

Ce qui est intéressant c’est que ces emplois peuvent provenir de plusieurs entreprises de diverses activités, comprenant des centaines de métiers (adjoints administratifs, informaticiens, électriciens, agent de sécurité, préposé de toute sorte…).

N'oublions pas aussi que, tenons-nous bien, il s'agit d'une valeur non périssable qui perdure dans le temps.
 
La piste de Dolisie(Niari)


Nous devons accompagner l’État congolais dans sa volonté d’améliorer les infrastructures du pays, même si nous savons que les motivations de ses dirigeants ne sont pas celles de satisfaire les congolais, mais plutôt plaire aux blancs.

C’est tout de même la responsabilité de chacun de nous de lever son doigt pour dénoncer les anti-valeurs dans la gestion publique. Mais cela ne devrait pas se faire dans l’incivisme et le fatalisme. La liberté n'existe que là où l'intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité et la lâcheté.


El Cubano
Mardi, le 11/05/2010
Le Congo développe ses infrastructures aéroportuaires


Depuis près de 7 ans, le gouvernement congolais a entrepris un ambitieux programme de développement d’infrastructures aéroportuaires, sans précédent, sur toute l’étendue nationale :

pistes, voie de relation, postes de stationnement et de manœuvre des avions, balisage, etc.
 
Aéroport de Ouesso(Sangha)


Des défis significatifs ont été remportés : aéroports d’Ollombo, Impfondo, Ouesso et Enyellé. D’autres ont été simplement réaménagés puis modernisés :

Pointe-Noire, Dolisie et Owando. Une nouvelle aérogare moderne, à l’image de Roissy Charles De Gaule, est entrain de voir le jour à Maya-Maya(Brazzaville).

Le Congo est décidé à flirter avec la modernité.
 
International Agostinho Neto(Pointe-Noire)


Avant de construire ces infrastructures, l’État congolais aurait dû favoriser d’abord l’émergence de compétences de gestion moderne dans les départements.

Cela aurait permis à ses services techniques compétents de se retirer au profit des collectivités locales et autres concessionnaires privés pour rentabiliser les ouvrages.
 
Des aéroports sans aéronefs(Ollombo, image)


Il est paradoxal de comprendre cette volonté de doter les villes du pays de grands aéroports, sans pourtant qu’il existe une seule compagnie aérienne crédible.

Au Congo la majorité des opérateurs du secteur sont d’origine libanaise. Le souci des normes de sécurité et de confort des passagers congolais n’est pas donc le leur.
 
La piste de l'aéroport d'Impfondo(Likouala)



Pourtant le Congo venait juste de créer une compagnie nationale (Air Congo) avec le concours de la coopération sud-africaine en 2008. Mais l’opération, que le président Sassou a dénommé « aventure », a mis fin brusquement lorsque la partie sud-africaine s’est retiré pour des raisons non dévoilées.

Au retour de sa dernière visite en Afrique du sud, au mois d’avril, le président Sassou a déclaré que deux géantes sociétés sud-africaines ont accepté de desservir les aéroports du Congo.
 
L'aéroport d'Ollombo en construction.



Ma foie, avec tout ce pétrole que le pays exporte depuis la nuit des temps, avec toutes les dettes que le Congo a contracté, avec tous les cadres que le pays envoie se former à l’étranger depuis l’indépendance, avec tous les milliards préparés pour célébrer les 50 ans de l’indépendance…

Avec les on ne saurait plus quoi dire, notre président nous renvoie vers la dépendance sud-africaine, au lieu de trouver une réponse congolo-congolaise définitive. Ah le Congo!!!

(à suivre)
Commentaires

Jeudi, 03/06/2010

Kalif : Pourquoi ne peut-on pas bitumer l'aéroport de NKAYI, la 4ieme ville du CONGO avec 80 000 hbts alors que Ouesso, Impfondo, Owando, Ollombo ont été bitumés ?
Ce sont des grands villages situés au Nord du Congo.

El Cubano: Bonjour Kalif. Contrairement à ce que tu penses, Ouesso et Impfondo possèdent beaucoup plus de potentialités économiques réelles que Nkayi. Ouesso est la capitale d'une région agricole qui, en plus, possède d'importantes reserves minières(Or, Fer, argile etc.) et forestières. Aussi elle est située au coeur d'une frontière dynamique, du point de vue échanges commerciales, avec le Cameroun.

Impfondo est la capitale de la région qui recèle le plus de pières precieuses, du bois, et des ressources halieutiques du Congo. Nkayi ne doit son importance qu'à la petite industrière sucrière, qui a déjà fait son temps. Aujourd'hui même cette industrie ne survit que grâce à la négociation des quotas avec l'UE te les USA.

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Mercredi, 10/02/2010

Il était une fois le 7 février à Cuba…(suite et conclusion)

 
Les « Diables Rouges » de Santa-Clara (Cuba).
 
Le football était l’un des liens qui a renforcé l’amour et l’unité entre les congolais de cuba.

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(Suite)

C’est une armada de quelques 300 congolais qui remplirent les autobus urbains de la ligne 40(Argelia libre-Nueva Gerona). Les passagers cubains étaient effrayés de voir autant de jeunes africains, au look de gladiateurs, envahir la ligne 40 soudainement. Des gens essayaient de dissimuler, tant bien que mal, les chaines et les bâtons de baseball. L’ambiance était vivante, car le lingala avait pris le dessus sur l’espagnole dans tous les cars. C’était une ambiance digne du marché de Poto-poto avec toute cette agitation et ses chants en lingala. Il y’avait des gaillards comme Armand Gakosso « Tonton », Rufin Ibibi, Olivier Bokou « Kissinger », Ghislain Koukouta, Okombi « Emilio De Cuba »…Quelques rares lycéens en quête de fortes sensations, se sont joint à nous. Je pense à Innocent Ngouolondélé, Nganga « Vieux Dan » et Dzabatou « Chien Chaud »…C’était tout simplement excitant de voir tous ces héros que l’on vénérait, laisser de côté leurs égos, pour aller défendre l’honneur de la nation congolaise.


Pedrito y su banda « Los Van Van »


Au carnaval, la soirée était belle. Il y’avait le claire de lune, chaque vendeur rivalisait d’ardeur pour vendre son meilleur sandwich au porc, le très prisé « Bocadito ahumado ». La pipa de cerveza était aussi présente. Il s’agissait des camions-citernes qui distribuaient de la bière populaire à prix modique.

Le célèbre salsero Pedrito et son orchestre Los Van Van étaient venus de la Havane pour animer la clôture du Festival de la Toronja. Tout le monde explosa de joie lorsqu’ils entonnèrent leur nouveau morceau intitulé Azùcar (le sucre), vers 22 h à la Plaza Municipal.


On s’observe d’abord.


Les Sahraouis et les Yéménites étaient aussi venus en grand nombre. Ils étaient même beaucoup plus nombreux que la veille. On aurait dit qu’ils s’en doutaient : les têtus congolais devraient sûrement revenir se venger. De notre côté, les consignes étaient claires. En cas de bagarre, les filles et les plus jeunes garçons dont j’en faisais partie, devraient courir s’abriter sur l’estrade du cinéma Caribe, en face de la Plaza Municipal. Cependant, l’heure n’était pas à la bagarre, mais plutôt à la fête.

Les congolais très attirés par la beauté angolaise, certains se mirent à causer avec des étudiantes de ce pays frère; d’autres étaient plus préoccupés pour faire les longues files d’attentes de la cerveza(la bière).

Les arabes, de leur côté, se promenaient partout, en petit groupe, ne lâchant pas de vue leurs filles un seul instant. Ils étaient très bien habillés. Certains qui avaient le sens de l’humour, se mirent même à plaisanter avec des congolais de la veille qu’ils avaient reconnus. J’étais convaincu et soulagé du fait que la bagarre n’était plus d’actualité.

Erreur! Plus loin, vers le kiosk des pâtisseries, un noyau dur d’extrémistes congolais, tentaient de s’expliquer avec des arabes sur ce qui s’était produit la veille. Cela ne se faisait pas avec des propos gentils. Ça sentait la chamade!

L’apocalypse


Il était exactement 1 :30 AM, lorsque Sabin Avouambet déclencha une droite sèche sur la joue d’un arabe. La pire bagarre estudiantine de l’ère de la révolution cubaine venait de commencer. Avec les filles, nous avons rejoint l’estrade du ciné Caribe. En une fraction de secondes, les arabes envahirent la Plaza Municipal comme la veille. Mais la donne avait changé, cette fois-ci, car il y’avait en face des vrais commandos bantous.

Les verres et les bouteilles se mirent à voler de part et d’autres. La panique a pris l’ensemble de la foule effrayée. Les gens ont fuit la Plaza, laissant la place aux combattants. Pedrito arrête de chanter et ordonne à ses musiciens de quitter les lieux.

Le défunt Jonas Poungaloki était devenu une machine à broyer les os. Il démolissait tout arabe qu’il croisait sur son chemin avec un seul geste. J’ai vu Dzabatou adresser des savates bien articulées à un arabe qui approchait les 1,98 m de taille. Bezengué Abbo, le bombardier de Souanké, et son ami Fortuné Obindi formèrent un bloc défensif commun pour avancer en rang et briser les défenses ennemies. J’ai entendu Gervais Oko « El Don Corleone » crier : mais qui est sahraouie et qui est yéménite? Elvis Epenita lui répondit : Mobali, ezala atâ cubain, boma moundélé, tika moyindo! (Trad. Mon gars, plus le temps de se poser des questions. Tu tues tout ce qui n’est pas noir, y compris les cubains).

Signalons tout de même un fait étrange. Les cubains et les arabes avaient l’habitude de dire que tous les noirs se ressemblaient. Mais ce soir là, les arabes n’ont pas eu du mal à reconnaître le congolais, parmi les angolais, les ghanéens, les bissau-guinéens ou les mozambicains. C’est la loi de survie de la nature. De même que cet étudiant ghanéen qui s’est approché de moi, sans me connaître, puis m’a demandé : Quels sont ceux qui dérangent les congolais? On va tous se battre, ensemble, pour l’unité des noirs!

Surpassés par la force de frappe et la détermination des congolais, les arabes(filles comme garçons) ont pris la poudre d’escampette. La bagarre est finie et gagnée. Les congolais occupaient toute la Plaza lorsque les forces de l’ordre arrivèrent en force. On a gagné la bataille, mais avec un bilan lourd de 2 blessés graves et des dizaines de personnes mises en détention policière. On a appris, par après, que plusieurs arabes avaient visité les hôpitaux de Nueva Gerona et de La Fé.

On a continué à fouiller dans la foule, dans l’espoir de retrouver des arabes égarés. Une éthiopienne a fait les frais de son teint un peu trop arabisé. Zekene Madzou lui a donné la gifle du démon, puis elle a pris la fuite avant de revenir avec quelques compatriotes.
Les éthiopiens avaient la réputation de grands bagarreurs. Mais cette fois-là, ils durent se contenter des excuses de l’auteur de la bavure. En effet, ce n’était pas le meilleur moment de confronter les congolais.
 

Fin des hostilités


Des affrontements sporadiques entres arabes et congolais se sont poursuivis les mois suivants. Cela se passait entre petits groupes ou des gens isolés dans le centre-ville. Les congolais évitaient de s’y rendre à cause de la proximité des écoles sahraouies. La paix a été conclue définitivement lorsqu’un étudiant yéménite s’est retrouvé dans un état grave après une bagarre. Cela s'est produit vers le mois d'octobre.À la veille du nouvel an 1990, la paix a été conclue par le diplomate Alphonse Ngakima, représentant l’État congolais, une délégation du Front Polisario et des diplomates yéménites. Des matchs de football et du baseball ont été réalisés entres les 3 communautés.


Conclusion et remerciements
 

En 2007 un ancien officier de « Las Fuerzas Especiales » (corps de choc de l’armée cubaine), me confiera que cet événement est resté un fait unique dans les archives du MININT (Min. de l’intérieur). Cette victoire du 7 février 1989, était le fruit de la bravoure de ces garçons de la jeunesse socialiste congolaise des années 80.

Grâce au courage et à la solidarité, ces gars ont défendu, brillamment, l’honneur des congolais. Voilà pourquoi je rends hommage aux frères Gakosso(Blanchard et son défunt cadet « Abayis »). Je rends hommage à Malonga « Kapata », Éphrem Tsiba« Vieux cuarta », Sylvain Onguiendé « le kokutsu », Armand Badila « arma vicky », Joël Akhis, Aimé Mbossa, na belela lisusu nani? Solo-Kiongo Mabouéboué… La liste est beaucoup plus longue, mais voilà ceux qui nous ont le plus marqué. Certains courageux manquent à cette liste, comme Serge Olingou et Leonard Ndéssabéka, qui se trouvaient à la Havane au moment des faits. Amen.


El Cubano
Dimanche, 07/02/2010
Il était une fois le 7 février à Cuba…

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L'école du 5 février 1979, qui abrita la colonie congolaise de Cuba, est en ruine depuis sa fermeture en 1993.

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Cuba a formé des milliers de professionnels congolais de différentes spécialités, allant dans le domaine de la médecine, des génies, du droit et de l'armée. La majorité est passée par l’Île de la Jeunesse(située à 200 km de la Baie de la Havane), à l’école du 5 février 1979, qui était un centre mixte secondaire et pré-universitaire pour certains. Cependant, pour refaire un peu d’histoire, le 7 février 1989 restera dans les mémoires des habitants de cette île touristique, comme la pire émeute estudiantine de l’histoire de l’île. C’était la bataille entre les étudiants congolais et l’union arabe formée par les yéménites et les sahraouies.

Tout avait commencé lors d’une soirée de l’avant dernière journée du Festival de la Toronja(Festival du pamplemousse). C’est un carnaval d’une semaine qui se réalisait à Nueva Gerona (Centre-ville de l’île de la Jeunesse), à tous les mois de février, pour célébrer la récolte du pamplemousse. Vers 1h du matin, une dispute banale éclata à cause d’un excès de zèle de la part d’étudiants sahraouis, voulant protéger leurs sœurs, de quelques dragueurs congolais.

Les congolais moins nombreux ce soir là (une trentaine environ), sont tombés dans un vrai guet-apens. En effet, ils mangèrent, ce soir là, une vraie raclée de la part de plusieurs centaines d’étudiants arabes déchaînés. Ces derniers avaient reçu un précieux renfort, pour l’occasion, de leurs « cousins » yéménites : solidarité musulmane oblige.

Les écoles arabes se situaient toutes au centre-ville (Nueva Gerona), alors que celle des congolais se trouvait à 40 minutes en auto. Donc l’on pouvait s’imaginer le calvaire des congolais lorsque leur meneur, Bienvenu Tchicaya, donna l’ordre de battre en retraite. Certains ont pu regagner l’école en marchant ou en jogging, d’autres ont pu se refugier chez des familles cubaines du coin, le reste a tout simplement pris la clé des champs non sans avoir encaissé des coups de bâtons de baseball.

Cette bataille perdue, n’était que partie remise. Toutefois, je rends hommage à ces braves garçons qui se sont battu vaillamment en infériorité numérique. Je pense à Patrick Awalabi, Armel Yoka « Valer », Anicet Poaty Amar, Kevin Mbou « Ditaku », Crépin Ongouma « pino-ley », Innocent Dzokse, na belela lisusu nani? Abel Ngouada le Bad Boy de Madingou…

La nouvelle s’est vite répandue, le lendemain matin, dans toute l’école du 5 février. L’ESBEC # 48, comme le désignait l’autorité cubaine, rentre en pleine ébullition. C’était une forteresse naturelle de la colonie congolaise de Cuba, un mini Congo de 900 âmes. Le 80% de l’effectif était du cycle secondaire, dont 12 % du sexe féminin. Tout le monde était décidé d’aller venger nos compatriotes le soir, lors de la clôture du festival. Le moment venu, je n’avais même pas 14 ans lorsque j’enfilai mes bottes de combat. J’ai pris mon manteau d’hiver russe, le fameux « abrigo », puis j’ai mis mon mutsaku(arme des arts martiaux japonais) dans mon gilet de cuir. Avec des copains de mon âge, nous avons rougi les yeux avec de la Havana Club. Nous étions prêts pour la bagarre.
 
Toute l’école était revenue des vacances de Brazzaville 3 mois plutôt. Plusieurs gars s’étaient procuré des gris-gris, pendant le sejour au Congo, pour s’acheter de la « force surnaturelle ». On n’entendait plein d’histoires comme celle de Freddy Gouabe qui possédait la gifle du gorille des plaines. Guy Maléla avait jeuné pendant 3 jours, avec son grand-père, au village de Kibouendé(sud du Congo). Il parait qu’avec un coup de tête, il vous envoyait à la clinique psychiatrique. Un Alain Ibombo « Ondoundouma Solo Mabé » en colère, glissait sa main gauche dans la poche de son pantalon, et en ressortait un coup de poing 3 fois plus grand que le diamètre de son point ordinaire. Bref, on y retrouvait les légendes les plus folles au sein de cette cité congolaise.

Coup dur avant le départ pour la bataille : nous avons appris que les lycéens finalistes ne seront pas de la partie. Alors qu’ils étaient les plus vieux et les plus forts de l’école, ils n’ont pas voulu risquer leurs futures carrières universitaires. Qu’à cela ne tienne, le moral de la troupe était au beau fixe malgré cette défection de dernière minute. Nous comptions, parmi nous, des jeunes courageux et durs comme une roche, à l’image de Ghislain Mabiala « Mab ». Je rends hommage à Guylain Gokaba, notre bagarreur du quartier OCH. Depuis l’enfance, les mamans du quartier ne lui prédisaient que calamités, car la bagarre était son petit-déjeuner favori. Cissé Hérodia était anxieux de tester sa nouvelle « mano del caramba » (la gifle du démon). Varley Mizidi, l’homme aux 3 combats/semaine voulait exporter sa réputation chez les yéménites. Au fait qui était l’ennemi? Le Sahara Occidental ou le Yémen? « Pas d’importance, ils sont tous pareilles ces arabes là » dira un Brice Dzangué surexcité.

(À suivre)
Commentaires
Date: 16/03/2010

mmmmm
: macha je te felicite pour tout le temps que tu investi sur la rédaction de ton site. as tu omis la rivilaté apharien kiparien contre toute 5 de 02.

El Cubano: salut mmmmm, j'ai du mal à te replacer, mais merci quand même. La rivalité entre apharien kiparien? hum pas trop sûr de m'en rappeler même si ça me dit quelque chose.
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Qui est El Cubano ?
Un ambianceur canadien, né à Brazzaville, au bord du majestueux fleuve Congo. Pur produit de la révolution cubaine, sous laquelle il a passé la majeure partie de sa vie, El Cubano rêve d'une unité socio-culturelle des trois merveilleux "C"(Congo-Canada-Cuba).

Centres d'intérêt: Football,basketball, voyages, l'histoire, night club et plus...


Films préférés: Le dernier Parrain, Le Trésor de Monte Cristo, La Caravana, Que viva Che!.


Goûts musicaux: Zouk,romàntica(Juan Luis Guerra, Enrique Iglesia, Luis Miguel, Michel Sardou)

Personnages célèbres préférés: W. Churchill(G-Bretagne); Gén. Raoul Castro(Cuba); Alvaro Uribe(Colombie) et le Gén. Georges Patton(Heros de la seconde guerre mondiale,USA).
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Ce blog est dédié à mon regretté ami, le docteur Rodrigue Gakosso Oba-Assa « Jésus », disparu brusquement à Brazzaville, la ville de ses amours. Son combat pour le jumellage culturel entre les peuples du Congo et du Paraguay, en plus de son charisme, font qu’il reste gravé à jamais dans ma mémoire. Son nom résonne encore dans mes souvenirs lointains, telle une mélodie guarani…

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