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Cinquante ans de télévision congolaise
La Télé-Congo est la plus ancienne des chaînes francophones d’Afrique. Mais aujourd’hui elle n’est que devenue la chaîne des griots du pouvoir et aussi celle des ateliers, colloques et séminaires de toute sorte.
Pourtant l’histoire avait bien commencé sous la direction du président Fulbert Youlou qui fut le premier à demander une assistance technique auprès de la France.
Il faut aussi préciser le coup de chance qui veut que le directeur de l’Office français de Coopération Radiophonique (OCORA) à Paris de l’époque, Robert Pontillon, fut très séduit pour ce défi tout a fait particulier. |
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Robert Pontillon va déployer toute son énergie et son expertise pur mener son projet de bout en bout.
C’est ainsi qu’en 1962, une équipe de professionnels français emmenés par les journalistes Guy Bernède, Jacques Conia ainsi que l’ingénieur Louis Ménard, installent rapidement, une station à Brazzaville lors des fêtes de l’indépendance.
Dans la foulée, en 1963 d’autres pays comme le Gabon, la Haute Volta (actuel Burkina Faso) et la Côte d’ivoire où le Président Félix Houphouët Boigny sera irrité parce que celle du Burkina Faso est née 48 heures avant la chaine publique ivoirienne.
Le Zaïre du colonel Mobutu, furieux de se voir devancé par son petit voisin, va se faire violence en rattrapant son retard en 1966. Kinshasa comme dans une course effrénée pour rattraper le temps perdu, est, 50 ans après les indépendances, devenue la capitale qui compte le plus grand nombre de stations de télévision au monde. |
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Aujourd’hui nous essayons de comprendre la raison de la déchéance de Télé-Congo, qui est à l’image même du tissu socio-économique du pays : trop de boucan pour zéro qualité.
L’ État congolais a fait des efforts considérables pour doter cet organisme d’installations et équipements modernes à la tout pointe technologique, dans la nouvelle station de Kombo au nord de Brazzaville.
Mais cela était un peu comme mettre la charrue avant les bœufs. En effet, on s’est empressé d’équiper et de moderniser une structure dont les professionnels sont très peu qualifiés et mal formés.
Les vrais soucis résident dans la qualité des émissions présentées et surtout dans la qualité des orateurs (journalistes, présentateurs, invités…)
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Un français calamiteux
L’expression orale des journalistes de la Télé-Congo laisse grandement à désirer. La présentation des nouvelles se fait visiblement en lisant les papiers, mais de façon très maladroite.
Un langage tantôt trop léger, tantôt trop compliqué, au final l’on n’est pas sûr d’avoir compris l’information.
Lorsque vous écoutez les journalistes des chaines RTS(Sénégal), RTI (Côte d’ivoire) ou CRTV(Cameroun), vous êtes impressionnés par le professionnalisme et la qualité de l’expression orale des éditions.
Limitons à nous à ces comparaisons inter africaines, car si l’on s’aventure à comparer avec le journalisme québécois ou même celui de la France, le pays de Molière, nous éclaterons en sanglot.
Dans ces pays, les journalistes sont tenus de suivre à la lettre l’expression qui veut que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour bien le dire, viennent aisément.
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Le Congo doit reformer son école du journalisme. Disons le Congo doit reformer son système éducatif tout simplement, afin d' obtenir des professionnels compétents au bout du compte, parce que l'improvisation et la corruption commencent à se faire sentir au décompte final.
On est entrain de se retrouver avec des cadres qualifiée de très mauvaise qualité dans tous les domaines.
Les journalistes ne sont pas les seuls concernés par la mauvaise qualité du français. C’est un problème général au Congo. Il est devenu rare de voir des personnes interviewées être à l’aise devant les micros : hommes politiques, coordonnateurs de projets, chefs des chantiers…on nage tous dans le boukoutage verbal.
Normalement, l’on devrait donner la chance aux interviewés de s’exprimer dans la langue de leurs choix, comme ça se fait partout d’ailleurs.Mais au Congo, les médias vont jusqu’à interroger les pauvres vendeuses des marchés d’Owando et d’Oyo en français, préférant briser les tympans des auditeurs avec des fautes grossières, pourvu que ça montre aux blancs que la société congolaise est très « francisée ». |
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Le ministre des communications Bienvenu Okiemy
Nous sommes conscients que le ministre Bienvenu Okiemy, est un crack des communications. Avec ses expériences en tant qu’ancien cadre de l’université de Reims, il est capable d’apporter des nouveaux concepts à la radio et à la télévision congolaise.
Il faut faire vite car la télévision subit de plein fouet la rude concurrence de l’internet et de la téléphonie mobile.
Il faut réadapter la mission de la chaine publique congolaise afin qu’elle tienne compte des exigences du public actuel, et aussi des tendances technologiques du présent.
Aujourd'hui rare sont les ménages qui suivent encore les émissions de la Télé-Congo, sauf lors des événements majeurs.Les ménages congolais ont tous été envoûtés par les séries nigérianes, les fameuses karashikas, qui traitent des scènes de sorcellerie et des églises de réveil en même temps.
Le gouvernement congolais devrait prendre ce phénomène inquiétant très au sérieux, car il menace la richesse du patrimoine culturel du peuple congolais dans son ensemble. C'est de la responsabilité du gouvernement congolais, par le biais de la chaine publique, de redéfinir l'éducation et la moralité de notre jeunesse.
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Suggestions
• Élever la qualité des journalistes dans la présentation orale
• Veiller à la déontologie du métier de journaliste, qui est celui d’informer en toute honnêteté et liberté, non de jouer au griot des hommes politiques
• Former des journalistes spécialisés, par exemple des spécialistes de l’économie, de l’éducation, ou encore de la science pour qu’ils viennent apporter plus de clarté dans les nouvelles touchant leurs domaines
• Investir pour le perfectionnement des techniciens et ingénieurs des sons et vidéos
• Éliminer toute actualité qui n’a pas rapport avec les performances économiques locales ou nationales (Réunions politiques, colloques de sensibilisation, ateliers de formations etc.) |
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• Promouvoir la culture congolaise, en présentant la richesse culturelle congolaise, en invitant les artistes confirmés ou les valeurs montantes
• Donner un grand espace pour les programmes en langues nationales (Lingala et kikongo)
• Présenter des émissions sportives nationales et des séances scolaires pour galvaniser la jeunesse
• Animer des débats télévisés de l’élite de la classe intellectuelle congolaise (philosophes, professeurs de l’université, sociologues, membres du parlement etc.), sur les enjeux qui retiennent l’actualité nationale.
• Créer des émissions Web en ligne afin de se rapprocher de la diaspora et tous autres amis du Congo de l’extérieur
La liste des suggestions serait longue. Les cadres des médias congolais sont, eux-mêmes, conscients du long chemin qui leur reste à parcourir.
Au Congo seuls Jean Claude Kakou et Bibiane Kouloumbou sont ceux qui s’approchent le plus au métier de journaliste de la télévision, alors que le reste est une calamité.
Plus d'un demi-siècle de journalisme et on a toujours l'impression mi-grisante mi-cupabilisante , qu’ils exercent une activité marginale.
El Cubano
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Insécurité et impunité à Brazzaville
Qu'ils soient policiers, agents de force de l’ordre, gendarmes, ou agents de l'administration pénitentiaire, l’on ne sait plus trop sous quelles chaines de commandements ils répondent pour rassurer les populations.
Il ne se passe plus un jour sans que l’on assiste à un acte de cambriolage dans la capitale congolaise. Même les hautes autorités du pays ne sont plus à l’abri des griffes des fauteurs de trouble.
Tenez par exemple, le bureau du ministre des sports, le général Jacques Yvon Ndolou, a été cambriolé, dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 avril 2010, par des inconnus, qui ont emporté des ordinateurs et de l’argent.
La semaine qui suivit, un commerçant a été tué puis dépouillé de son argent tout juste en face de la résidence-forteresse du ministre de la justice, Emmanuel Yoka.
Au début de l’année un officier supérieur de l’armée, le colonel Makita a été tué chez lui par des voleurs armés, devant sa femme et ses enfants.
Vol de câbles très haute tension, effraction des coffres forts, braquages de nuit comme de jour… Le Congo-Brazzaville, cher à Marien Ngouabi, est en passe de devenir une république bananière. Où sont passés les chaines de commandements de la sécurité publique?
Il s’avère que la direction générale de la police congolaise n’est plus motivée à assurer ses responsabilités, pourquoi ne pas songer à renouveler les instances dirigeantes de la police nationale?
Le général Jean François Ndenguet est le patron de la police nationale depuis octobre 1997, mais 12 ans après la police congolaise fonctionnent comme une bande de miliciens armés qui ne s’emploient à travailler que là où ils peuvent rançonner la population et les étrangers.
Le Président Sassou est bien conscient que la guerre est finie au Congo depuis 1999. Les congolais ont besoin de changement dans les mentalités et dans la gestion de l’administration publique. Une personne ne peut pas occuper un poste si important à vie.
Il y’ a certainement plusieurs cadres au sein des forces armées qui jouissent d’une bonne réputation. Grâce à leur intégrité et leadership irréprochable, ils peuvent contribuer à restaurer un climat de travail et de l’ordre au sein de la police. Il faut donner la chance à tout le monde.
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Aussi le gouvernement devrait songer à supprimer les postes permanents au sein de la police, afin d’y établir des nouvelles conventions collectives à leurs membres. Les contrats de travail devraient durer entre 3 et 5 ans renouvelable selon les performances des agents.
Tout comme dans n’importe quel emploi, chaque employé devrait avoir des objectifs à atteindre et des programmes de perfectionnement de compétences obligatoires. Les policiers congolais devraient être régis à ce genre de programme afin de les garder motivés et préparés à servir le pays. Celui qui n’a pas le niveau d’atteindre ses objectifs devrait tout simplement être révoqué de ses fonctions de policier.
Finalement, le gouvernement devra accorder plus de financement pour un programme de modernisation et restructuration des forces policières. Il faut moderniser et informatiser les systèmes de gestion des dossiers policiers, les systèmes d’alerte et d’intervention policière.
Il est nécessaire d’installer un réseau de caméras de télésurveillance et des mécanismes de surveillance par profilage ethnique et professionnelle. Par exemple, tout le monde est conscient que la plupart de crimes à Brazzaville sont commis par des militaires, des policiers ou leurs anciens collègues; aussi ces bandits sont soit des ex-ninjas(pour les quartiers sud de Brazzaville) ou bien des anciens cobras, partisans du président Sassou qui se croient tout permis dans le pays.
Avec ces nouvelles méthodes policières, l’on peut déjà être certain de réduire la moitié des crimes qui se produit actuellement à Brazzaville. Certes il faut avoir un haut sentiment d'impunité pour se livrer à des actes indignes d'un État de droit, mais ceux qui sont formés et payés pour empêcher des tels actes et ne le font pas, sont des êtres indignes.
El Cubano
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Malgré les sabotages, Imboulou est déjà une réalité.
Les forces maléfiques contre le développement du Congo, voudraient bientôt se mordre les doigts, car le décollage économique tant attendu aura bien lieu.
Depuis un certain il se produit des faits bizarres à propos du chantier du complexe hydroélectrique d’Imboulou. Des câbles, qui étaient suspendus à des pylônes de 24 m de hauteur, ont été sectionnés et volés par des inconnus.
Ajoutons à cela la centaine de mètres de câbles qui connut le même sort sur le sol, dans l’enceinte même du grand chantier. L’on ne sait plus s’il s’agit de voleurs professionnels ou des vrais actes de sabotages, voir même de terrorisme. |
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La future direction du complexe
Ne pas reconnaître que ces actes portent des coups durs à ce projet si précieux pour l’économie congolaise, c’est faire preuve cécité intellectuelle.
Les congolais ne comprennent plus ce qui se passe avec nos amis de la police et de la gendarmerie nationale. Au moment où le climat de vol et d’insécurité se multiplie un peu partout à Brazzaville et à Pointe-Noire, les policiers et les gendarmes sont plus préoccupés à faire du racket dans les routes et les portes de péage, au lieu de travailler là où le pays les attend. |
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Faire appel aux paras, pour protéger Imboulou et ses lignes.
Si les policiers ne veulent pas faire leur part du boulot, le gouvernement n’a qu’à faire appel à l’une des unités de choc de l’armée congolaise pour sécuriser le barrage et ses lignes à haute tension. Certes, l’opération sera couteuse, mais c’est nécessaire par les temps qui courent.
Avec 2 hélicoptères qui se relaient en permanence, et des caméras de télésurveillance installés dans les segments à accès difficile, on pourra bien mettre la main sur les malfrats.
En dépit de tous ces actes inciviques qui visent à retarder l’aboutissement du projet, les congolais sont plus que jamais déterminés à soutenir le gouvernement dans son programme du boulevard énergétique.
Si ce programme s’avérait une réussite, le Congo aura franchi un grand pas vers l'éradication la pauvreté.
Avec l’équilibre de l’offre et de la demande énergétique atteinte, le coût de production des entreprises vont baisser. L’économie congolaise va sensiblement améliorer sa compétitivité. |
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La construction de la cité ouvrière du complexe
L’exploitation des mines solides tarde à démarrer dans le nord du pays à cause de la carence énergétique. Les projets des champs aurifères de Souanké (Sangha), d’Itumbi(Cuvette-ouest) et de Mayoko ont en grandement besoin. On parle de plusieurs centaines d’emplois qui seront crées dans ces localités.
Avec l’éclairage des villes, l’installation des centrales téléphoniques et des fournisseurs internet, l’exode rural n’aura plus sa raison d’exister.
Les travaux de construction de routes aussi se verront accéléré dans les départements.
Les sportifs congolais pourront étaler leur prouesses de nuit, dans des stades et des salles polyvalentes bien éclairés. Bref, c’est tout le monde qui en ressortira bénéficié...Ce pays a toujours existé depuis la nuit des temps. Il a été béni des dieux pour disposer des minerais, de l’eau, du bois et du pétrole à gogo.
Que ceux qui croient que le Congo ne pourra s’en sortir que si leurs parents sont au pouvoir, aillent crever dans les hôpitaux de France comme leurs amis pseudos-dignitaires congolais.
El Cubano
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