El Cubano
Hasta la victoria siempre !!!
Samedi, 28/08/2010
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Les cadets marchent sur le Nigeria !!!


Les Diables-Rouges cadets viennent de dominer leurs homologues du Nigeria sur le score de 2-0, pour le match aller comptant pour les éliminatoires de la CAN 2011.

Grâce à un doublé de l'attaquant Epako, les cadets peuvent espérer aborder la manche retour avec plus de lucidité dans 2 semaines.
Nous y reviendrons...

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Le central cadet Merlin Lekandza dirige sa défense avec autorité.

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Samedi, 28/08/2010
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Chronique : « Entendons-nous bien ! »



Dernièrement j’ai reçu plusieurs commentaires négatifs de la part des lecteurs qui ne partagent pas mes points de vue sur la situation critique que je dresse sur le Congo.

Certains qui me connaissent, me reprochent d’être mal informé sur la vie socio-économique du pays, alors que je n’y suis plus retourné depuis très longtemps. D’autres me reprochent de vouloir me mêler dans la politique, alors que je ne semble pas maîtriser ce terrain.

Mais ces critiques ne peuvent pas perturber ma conscience, qui conserve une confiance inébranlable. Car la plupart des gens qui pensent que beaucoup de choses évoluent au pays, sont ceux qui profitent de la magouille du système.

Certaines connaissances employées dans des sociétés comme MTN, Zain ou SNPC sont également de cet avis. Ils embrassent rapidement la folie des grandeurs que leur procurent leurs petits salaires du mois, et oublient de regarder la réalité des autres en face.
 
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Les affaires ne peuvent pas avoir évolué tant que la nourriture est rare et que le transport en commun est inexistant dans les grandes villes. À Brazzaville, par exemple, les demi-terrains n’ont pas disparu. Le transport national est très précaire. Il n’existe point de société d’autobus interdépartemental, point de train de voyageurs conformes, point de bateaux conformes à la navigation.

Il n’y a pas d’avions pour couvrir les lignes nationales. Le transport des biens et des gens assure le développement d’un pays. Comment pouvons-nous prétendre que les choses évoluent positivement lorsque les gens ne peuvent pas se déplacer d’un coin à l’autre du pays? Un pays qui est plongé dans l’obscurité dans sa presque totalité, avec des délestages électriques à longueur de journée? Un pays dont l’insalubrité est devenu légendaire à l’étranger, Comment pouvons-nous prétendre que les choses évoluent positivement?

El Cubano réaffirme qu’il n’a aucune ambition politique. El Cubano n’appartient à aucune confédération politique religieuse. Il ne croit qu’à foi des hommes lorsqu’ils se mettent ensemble pour un même idéal. La force des masses vers un système d'éducation solide, un mode de vie sociale bien pensée, un style de comportement collectif responsable, et qui se traduit par des actes de consommation de masse ainsi que des codes de reconnaissance sociale.

À ce moment nous aurons une société fière de consommer ce qu’elle produit de sa propre sueur, et qui renforcera son marché et son économie interne; ce qui de surcroit assurera son indépendance.

À celui qui croit que le Congo ne va bien que lorsque ses parents vont bien aillent crever à Paris. El Cubano continuera à dénoncer l’incivisme, la paralysie intellectuelle et le fatalisme au Congo, n’en déplaise à qui veut bien l’entendre… Il ne craint pas les mafieux ni les personnes dénuées de tout sens moral.

El Cubano
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Dimanche, 22/08/2010
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Ou est passé le premier kilowatt d’Imboulou?



Élevé sur la rivière Léfini à la frontière entre les départements du Pool et des Plateaux, le barrage d’Imboulou, d’une puissance estimée de 120 mégawatts, est théoriquement fonctionnel depuis le 6 aout, avec toutes ses quatre turbines.

Mais le barrage tant attendu n’a pas pu livrer ses premiers kilowatts à la grande déception des autorités nationales.

«Avant le 15 août 2010, l’électricité d’Imboulou sera disponible à Brazzaville et, entre temps, l’amélioration en électricité que nous avons dans nos maisons, c’est grâce au barrage d’Imboulou», avait déclaré Léon Ibovi, le coordonnateur du projet.

Les réglages techniques étaient pourtant finis, le montage des quatre turbines également. Les câbles à haute tension entre le barrage et Brazzaville ont été fixés. Alors pourquoi le barrage n’a fourni que le 17 % de son potentiel estimé?

Le projet n’aurait été que de l’arnaque du siècle pur et simple?

Jusqu’à ce jour, la Délégation générale des grands travaux, qui est le maître d’ouvrage, n’a pas voulu faire des commentaires sur cet échec. Les médias non plus s’y sont intéressés.
 
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Seul le courageux ministre Jean Richard Itoua, comme à ses habitudes, a tenté de relativiser les faits.

Lors des festivités du cinquantenaire, avec des employés de la SNE, il a vaguement expliqué que des petits problèmes techniques restaient à surmonter avant que les Brazzavillois ne reçoivent les premiers kilowatts du barrage.

Mais crime, quels sont ces petits problèmes techniques que les ingénieurs chinois n’ont pas pu vaincre?

C’est une question qui devrait interpeller les autorités congolaises, à propos de la sécurité énergétique du pays. Le Congo a cumulé beaucoup de retard dans ce domaine. Il faudra impérativement investir dans la formation des cadres dans les bâtiments, le génie électrique et le génie logiciel. Aussi il faudra stimuler les étudiants les plus talentueux à se lancer dans la recherche et dans l’innovation pour la diversification des ressources énergétiques.

Un barrage hydraulique est une ressource renouvelable, mais il dépend énormément des caprices de la nature et de l’ingénierie des connaissances disponible. S’il n’y a pas assez d’eau, le barrage ne produira jamais un débit de courant suffisamment rentable. Il faudra penser à la biomasse, au biocarburant, à l’essence du bois et surtout à l’énergie solaire.

Les hommes et les femmes d’un pays ne peuvent croiser les bras, et attendre que des techniciens chinois et allemands apportent du courant à leurs portes. Nous devons remuer notre coco, pour oser défier la nature et se créer une meilleure qualité de vie.

La volonté de l'homme c' est l'intelligence qu'il crée, et l'intelligence c'est la volonté.

El Cubano
Dimanche, 15/08/2010
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Le Congo fête ses 50 ans d’existence avec faste


Avec une grande parade militaire et civile de près de 10.000 participants, et qui a duré près de trois heures, le Congo-Brazzaville, le premier pays révolutionnaire d’Afrique a célébré ses 50 ans d’existence comme nation.
 
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Les militaires étrangers défilent sur le boulevard Alfred Raoul de Brazzaville.
 
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Le nouveau siège du préfet de Brazzaville est enfin prête.


Quatorze chefs d'État africains et des soldats de six pays d'Afrique étaient présents.

La France était représentée par Gérard Larcher, président du Sénat, en plus d'un petit contingent militaire de la 2ème Compagnie du 6ème Bataillon d’Infanterie de Marine (BiMa), partie intégrante des forces françaises du Gabon.
 
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Maya-Maya change de physionomie.


Etaient présents pour l'Afrique les présidents du Togo Faure Gnassingbé, du Bénin Thomas Yayi Boni, du Tchad Idriss Deby Itno, du Burkina Faso Blaise Compaoré, de Sao Tomé et Principe Fradique de Menezes, du Cameroun Paul Biya, de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, du Gabon Ali Bongo Ondimba.
 
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Les travaux de la voie d'accès à l'aéroport international de Maya-Maya ont été faits, dans l'a-peu-près, pour inaugurer l'ouvrage avant la fête. Les ouvriers ont même oublié de ramasser les lotis de sable et des pierres du chantier qui y trainaient.


Le Mali a répondu présent grâce à son président Amadou Toumani Touré, également de la République centrafricaine François Bozizé, du Sénégal Abdoulaye Wade, de l’Angola José Edouardo Dos Santos, du Cap Vert Pedro Pires et de la Zambie, Rupiah Banda.
 
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Les paras français étaient aussi de la fête.


Invitées d'honneur, des troupes étrangères, venues de France, Bénin, Libye, Maroc, Gabon, Cameroun et Angola, ont ouvert le défilé.
 
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La construction du village expérimental de Nkouo, l'un des projets stratégiques pour la lutte contre la faim et la pauvreté au Congo.


Les civils ont clôturé le défilé. La plupart d'entre eux arboraient des tee-shirts ou des pagnes marqués du logo du cinquantenaire.

Sur une pancarte, des femmes défilant avaient notamment écrit: "50 ans d’indépendance et de liberté".
 
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La fête étant finie, l'opposition, l'Église, la société civile congolaise et même des sympathisants du pouvoir, sont vite redescendus de leurs nuages pour regarder la triste réalité en face :

celle d’un pays qui déprime tel un navire qui tangue au milieu d’un océan déchainé, et dont le sort du naufrage est déjà scellé.

70% de la population congolaise vit dans une pauvreté sans merci, avec un système éducatif sinistré et un sentiment de fatalisme incroyable.
 
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Les congolais sont contents de voir Maya-Maya se moderniser avec sa nouvelle aérogare.
Mais la modernité se définit aussi comme un progrès décisif de la conscience de soi. L'on ne peut pas toujours vivre dans un cycle permanent d'usure, de destruction, d'insalubrité et finalement de reconstruction.



Vous voulez savoir mon opinion?


Le Congo est à mi-chemin d’un parcours dont la destination finale est l’enfer. Dans les 50 ans à venir, ce pays deviendra pire que la Somalie.

On verra un État morcelé par une multitude de clans tribaux, dirigés par des seigneurs de guerre aux idées plus ou moins farfelues.

 
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Pour s’offrir le confort et la qualité, il faut y associer la passion du travail bien fait.


Seul un violent séisme, trois plus puissant que celui qui dévasta, Port-au-Prince, saurait délivrer notre beau pays de ce triste sort.

Ainsi avec l’aide de la communauté internationale, l’on pourrait repartir avec une nouvelle capitale, un nouveau président qui remettra de l'ordre dans les institutions de l'État, une nouvelle armée républicaine et proche des citoyens…Bref un climat de liberté, de paix et de démocratie pour tous les congolais.

Cela serait une calamité bienvenue, car des fois nous devons tirer notre courage de nos douleurs même.


El Cubano

Samedi, 14/08/2010
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Maitriser l’eau et le bois pour une meilleure qualité de vie
(Volet sportif et conclusions)




Nous voici au chapitre final de notre thème basé sur l’importance capitale des ressources en eau et bois, dont dispose le Congo et qui est carrément gaspillé sans ajouter de la valeur à l’économie nationale. Dans cet article, nous apporterons les réflexions sur le volet des sports.

Le Congo a le potentiel de devenir une puissance mondiale dans 3 disciplines sportives olympiques : la natation, le canoë-kayak,et le tennis de table.

Avec le talent et les ressources disponibles au niveau local, on peut développer un programme de sports olympiques, qui pourrait aussi déboucher sur du tourisme sportif. Pour ce faire, l’on pourrait se servir de l’abondance de ressources en eau et en bois pour impulser des projets salutaires pour la jeunesse congolaise.


Natation : fer de lance pour l’avenir du sport congolais


La fédération congolaise de natation(FECONAT) a maintenant une flamboyante dirigeante : Rachelle Ngouabi. La jeune présidente a vite mis en marche un programme ambitieux de restructuration de son organisation qui, s’il est respecté, portera ses fruits dans 5 à 10 ans. Pour une première fois, des nageurs du Congo profond peuvent prendre part à des épreuves de natation. C’est déjà important
 
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En plus de la bonne santé, la nage contribue à la beauté féminine.


Cependant, il faudra que Rachelle Ngouabi pèse sur l’accélérateur pour obtenir, du gouvernement, les moyens financiers pour construire des nouvelles installations nautiques. Il y’a aussi la possibilité d’ériger des piscines naturelles sur les fleuves ou des lacs comme solution temporaire.

En fait, il s’agit des surfaces d’eaux retenues, dans les rivières ou des lacs, que l’on délimite à l’aide des cordes de natation pour séparer les couloirs des nageurs. Les limites sont tracées en accord avec les normes olympiques.

C’est une technique rudimentaire qui s’emploie beaucoup au Canada, pendant les camps d’été de natation, pour permettre aux nageurs de s’entrainer contre le courant des rivières. Ce type de piscines à l’état sauvage serait bien adapté dans les localités du nord-Congo, à forte vocation fluviale, comme Mossaka, Liranga, Ouesso, Impfondo, Betou, Oyo etc.

L’aménagement ne coûte pratiquement rien : des pêcheurs bénévoles seraient capables de monter de telles installations, pour encourager les jeunes nageurs de leurs localités.

En plus du bas coût de fabrication, les piscines à l’état naturel aideraient les athlètes pour améliorer leurs performances lors des compétitions dans des piscines classiques. Par contre, ça prend quand même des instructeurs qualifiés et expérimentés pour aider les nageurs à s’adapter au type de piscine choisi. Un projet pilote pourrait être initié avec quelques départements. Brazzaville et Pointe-Noire disposent déjà de structures pour la natation.

 
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Pêcher en faisant du kayak c'est possible.


Le canoë-kayak : nouveau sport à promouvoir


Depuis 2 ans, les sbires du président Sassou lui ont vendu un projet, pour le moins, des plus stupides qui existent : faire du Ndzango moderne, le sport national pour la femme. Depuis, c’est devenu la folie. Une fédération a été crée et on décaisse beaucoup d’argent pour organiser des tournois, pour un jeu qui n’ai pas connu en dehors des deux Congo.

Il y’a un sport olympique qui pourrait bien faire l’affaire du sport féminin au Congo : le canoë-kayak . C’est une course de pirogue en ligne qui se pratique en eau plate, sur un bassin aménagé, un lac, une retenue d’eau d’un fleuve ou tout simplement un fleuve. Les participants peuvent être en solo, en équipe de deux, quatre et six.

Il existe plusieurs distances de compétition : 200, 500 et 1 000 ainsi que 2000 m et 5000 m pour le fond. Il y’ a aussi le marathon, qui est une discipline cousine de la course en ligne. Mais l'épreuve se déroule sur une longue distance (12 km minimum), sur fleuve ou sur lac.

Ceux sont des disciplines inconnues au Congo, mais qui pourtant pourraient devenir très populaire, puisque faisant déjà partie du mode de vie des populations congolaises. En effet, depuis la nuit des temps, des villageois parcourent, en pirogue, l’Alima de bout en bout.

À Loukolela et à Mossaka, les gens ne se déplacent qu’en pirogue au moment des hautes crues. Le ministère des sports devrait saisir l’opportunité de cette activité, faisant déjà partie de notre patrimoine culturelle, pour le transformer en exploit sportif.

 
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Construire un kayak sauvage est aussi simple que cette image.


Le canoë-kayak ’est une discipline peu couteuse qui ne demande que des canoës en matière plastique. Mais pour les compétitions internes, ça peut se faire avec des canoës fabriqués en bambou. Avec quelques instructeurs roumains ou hongrois, comme dans les années 70, le tour serait joué. Le Congo serait sur la bonne voie pour décrocher sa première médaille olympique.


Le tennis de table


Nous n’abonderons pas sur cette discipline, car elle est déjà entre les bonnes mains avec un président comme Henri Djombo. Le ministre congolais effectue un énorme travail à la tête de cette fédération, depuis plusieurs années. Les compétitions nationales et internationales se réalisent dans les délais. Les athlètes suivent des programmes de stages à l’étranger, lorsque les moyens le permettent.

Les résultats des pongistes congolais, sur le plan continental, son encourageants grâce à la coopération chinoise.
Ce qui reste à faire est juste de vulgariser ce sport dans les écoles, dans les centres de divertissements publiques, afin d’obtenir de meilleurs performances. Cela ne devrait pas coûter cher, car les tables du tennis se font avec du bois. Les raquettes se fabriquent avec du bois et de la matière synthétiques, qui sont des ressources abondantes au Congo.

En principe, tous les départements du Congo devraient être capable d’aligner, en hommes et dames, des sélections minimes, cadets, juniors et séniors pour cette discipline.

 
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Conclusions


Il serait intéressant de valoriser, pour une première, ces habitants des pays du fleuve. Les voir assurer une hégémonie, sur le plan national, dans une discipline olympique serait une bonne chose.


On est habitués de voir les équipes de l’intérieur se faire massacrer par celles de Brazzaville et Pointe-Noire, dans des tournois de football et du handball.

L’État congolais devrait donner les chances égales à tous les citoyens pour se valoriser. La construction des stades et d’autres infrastructures dans les départements, avec la municipalisation accélérée, est déjà un grand pas.

Mais il faudrait aussi les accompagner dans la formation afin que ces populations ne restent pas coupées des compétitions qui se déroulent dans le pays.
 
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Améliorer la qualité de vie des populations rurales c’est aussi se soucier de leur épanouissement. Les gens aiment se sentir valorisés là où ils habitent. Ils veulent aussi aller au cinéma ou encore à un spectacle de théâtre, tout comme les habitants de Brazzaville. Ils veulent aussi être fiers de supporter les athlètes qui représentent leurs contrées.

Quoi de plus merveilleux pour un habitant d’Oyo, de se rendre dans le nouveau gymnase flambant neuf et d’assister à la victoire de sa ville sur celle de Dolisie, dans un match de handball dame?

Quoi de plus merveilleux que de voir une équipe de diables rouges en natation, essentiellement composé de nageurs originaires de Loukolela, Mossaka ou Owando? Non pas pour des fins de représentativité, mais tout simplement parce qu’ils sont les meilleurs du pays dans la discipline.

La vie socio-économique du pays ne devrait pas seulement se limiter à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie. Car c’'est la diversité, et non l'efficacité, qui est la condition sine qua non d'une vie riche et créatrice.


El Cubano
Jeudi, 12/08/2010
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Maitriser l’eau et le bois pour une meilleure qualité de vie
(Volet militaire)



Nous continuons avec la deuxième partie de notre réflexion sur les ressources naturelles de l’eau et du bois, comme vecteur du développement et du bien être de la société congolaise.

Depuis les histoires des conquêtes antiques, les peuples ont toujours su exploiter les obstacles naturels qu’offrent leurs terres pour se protéger contre les envahisseurs.

Pendant la seconde guerre mondiale, les soldats d’Hitler, après avoir conquis toute l’Europe, ont buté aux pieds de Moscou à cause de l’hiver rigoureux.

Les américains ont défait les japonais parce qu’ils maitrisaient les mers bien plus que qui d’autre au monde. Mais au Vietnam, ils ont perdu la guerre parce qu’aux États-Unis il n’y a pas de jungle comme en Indochine. Ils habitent tous dans des villes en Amérique.

 
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Au Congo-Brazzaville, en cas d’agression externe, quels seront les atouts naturels à exploiter pour décourager l’ennemi? Comment organiser la défense dans un pays où près de 78% de la population active ne sait pas nager? Dans un pays où 90 % de la population se concentre dans des zones urbanisées?

Le Congo est baigné par de nombreux cours d’eau navigables. Avec une façade maritime de 200 km sur l’atlantique et le 65% de sa superficie couverte par des forêts denses et humides, le Congo regorge des atouts naturels qui puissent l’aider à préserver sa souveraineté, en cas d’agression militaire étrangère.


Constituer une vraie force navale


Le Congo devrait axer sa défense sur les voies fluviales et maritimes. Il faudrait que le gouvernement conçoive un vrai plan d’action qui puisse garantir au pays une redoutable marine de guerre dans les 10 ou 15 ans à venir.

Actuellement le Congo n’a qu’une force navale que de nom. À peine quelques vieux bâtiments fluviaux stationnés à Brazzaville, et des petites vedettes rapides plutôt spécialisées à commettre des actes de piraterie dans le Congo profond, que de veiller sur les frontières du pays.

Certains éléments de la marine n’hésitent même plus à commettre des actes inciviques dans la capitale. Le 31 juillet dernier une fusillade a éclaté entre des éléments de la marine nationale et la police, dans l’enceinte du Port autonome de Brazzaville, bilan : 1 douanier tué et 3 blessés par balles. Le moins que l’on puisse dire est que l’origine du conflit était ridicule.

 
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Une force navale professionnelle permetra au Congo d’exercer des actions militaires en mer, pour surveiller son pétrole; elle peut aussi être chargée en temps de paix d’effectuer des actions civiles dans les eaux du Congo comme des missions de police et de surveillance, de secours et d’assistance, de lutte contre les trafics, de prévention et de traitement des pollutions, missions hydrographiques, etc.

Une marine moderne au Congo pourrait évoluer dans quatre zones militaires :

• dans la façade maritime du Kouilou (sous la mer comme à la surface de l’eau).
• dans la Likouala pour surveiller la turbulente navigation sur l’Oubangui. Des bandes armées venant de la RDC et la RCA s’y livrent à des actes de piraterie.
• À Mossaka, afin de surveiller les voies de l’Alima et la Sangha, deux des affluents les plus importants du fleuve Congo.
• Brazzaville, la capitale congolaise.

 
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L’Angola et le Congo entretiennent des liens historiques étroits. Cependant, ces dernières années, les autorités de ce pays ont commencé à afficher une arrogance diplomatique et militaire qui inquiète plus d’un. Juste avant la CAN 2010, plusieurs ressortissants des deux Congo furent expulsés de l’Angola dans des conditions inhumaines.

Aussi profitant de la faiblesse et du désordre de l’administration de la RDC, l’Angola ne cache plus ses visées expansionnistes; comme en témoigne ses récentes interventions musclées dans les localités frontalières, riches en diamant, du Bas-Congo. Aujourd’hui c’est le diamant du Bas-Congo qui cause problème, demain serait-ce le tour aux champs pétroliers du Cabinda?

À la veille de ses 50 ans d’existence, le Congo se doit de préparer une armée professionnelle bien entrainée, afin de parer à toute éventualité qui puisse remettre en cause sa souveraineté. Fidel Castro, à ses débuts, aimait dire « Qui veut la paix, prépare la guerre! ». En effet, votre voisin ne vous attaquera jamais s’il sait que vous vous entrainez à la bagarre chaque matin.


(À suivre)
 
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La marine congolaise devrait être composée d’un personnel civil et militaire très qualifié et bien entraîné. Aussi il devrait recevoir une formation sur la nage d’un niveau avancé au minimum.

En outre, toutes les recrues de l’armée congolaise (quelque soit son corps militaire) devraient savoir nager. Ceux qui ne l’ont pas appris, devraient bénéficier d’une formation de base gratuite et obligatoire lors des cours de recrues. Nous sommes un peuple de l’eau. Nous devons impérativement maîtriser nos rivières eaux pour notre survie comme nation.


La guerre et le bois


Pendant la seconde guerre, le Canada a beaucoup utilisé la technique du bois moulé pour construire ses navires de guerre. Il s’agit simplement de la pose de plusieurs plis successifs de lattes de bois tranché (3 à 6 mm en général) ajustées et collées. Des agrafes provisoires sont utilisées pour fixer les plis pendant la prise de la colle. Il est alors possible de réaliser des coques très résistantes et rigides, ne nécessitant qu'un raidissage intérieur minimal. C’est suffisant pour obtenir des bateaux légers, résistants et peu couteux.

Si le ministère de la défense du Congo s’emploie à financer des recherches sur ces genres de techniques, l’on pourrait obtenir des résultats encourageants.

 
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Sur le plan des techniques de combat, il faudra que les congolais apprennent à combattre et à survivre dans la jungle. Si nous sommes appelés à défendre notre pays face à un ennemi puissant, capable de nous écraser avec ses canons, nous devons l’obliger à venir nous chercher dans la jungle, au milieu de reptiles dangereux et de la mouche tsé-tsé.

Le Congo devrait posséder un corps d’élite spécialisé dans l’infanterie des zones forestières et marécageuses. En fait, une petite force spéciale assez mobile, formée par les meilleurs éléments de notre armée, qui seront très bien rémunérés pour vivre en grande partie dans le bois.

Le Congo-Brazzaville a toujours entretenu des bonnes relations de voisinages avec ses pays limitrophes. Avec le Gabon et le Cameroun, il n’y a jamais eu de soucis. La RCA a ses petits problèmes d’instabilité interne. Mais on général ça se passe bien avec ce pays frère. La RDC est un état voyou, mais ceux sont des congolais comme nous. Les linges sales se lavent en famille.

Dimanche, le 08/08/2010
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Maitriser l’eau et le bois pour une meilleure qualité de vie
(Volet socio-économique)



L’eau et le bois devraient constituer la pierre angulaire qui est supposée apporter aux congolais une meilleure qualité de vie, et assurer un meilleur développement économique équilibré.

Les pluies assurent au Congo un approvisionnement en eau amplement généreux. Il faut alors développer une main d’œuvre suffisamment entreprenante pour transformer cette ressource gaspillée en un vecteur économique de premier plan.

Dans cet article, divisé en trois volets (socio-économique, militaire et sportive), nous allons lancer des réflexions sur la vitalité économique de nos deux principales ressources renouvelables : l’eau et le bois.


L’eau et la société congolaise


Depuis la nuit des temps, les congolais conservent avec l’eau une complicité inouïe. En plus de besoins d’usage domestique, les cours d’eau ont toujours constitué la première voie de transport de nos ancêtres. Jusqu’à nos jours, elle reste la première voie de communication du pays. Cependant, seul un congolais sur dix sait nager.


 
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Les berges du fleuve Congo.


Cela s’explique par des raisons purement culturelles. En effet, les croyances légendaires populaires veulent que toutes les sources du mal (épidémie, prédateurs sauvages, invasions étrangères) arrivent par le fleuve. Ce qui fait qu’à nos jours, une grande majorité de congolais, surtout les femmes, craint les baignades dans les rivières et lacs du pays.

Nous devons combattre les mythes au Congo si l’on veut aller de l’avant. Dieu nous a offert une nature généreuse avec des rivières immenses.

Nous devons en tirer profit et développer une expertise dans cette ressource. Le gouvernement devrait travailler fort pour tourner les congolais et les villes vers les cours d’eau. Il faut construire des campings populaires, des plages et des piscines afin d’amener les congolais à vaincre cette phobie de l’eau.

Avec cette chaleur équatoriale humide, ça ne fera pas de mal d’ôter sa veste et cravate, pour un moment, et de passer du temps en famille dans un pique-nique.


 
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La Pointe indienne du Congo.



L’eau et l’économie congolaise


Dans le domaine économique, l’irrigation devrait permettre de régulariser la production, surtout dans les régions du nord du pays, aussi bien sur le plan des rendements que de la qualité des produits, procurant ainsi aux agriculteurs une assurance contre la variabilité de leurs revenus.

Pour apporter l’eau sur les zones agricoles, des barrages sont nécessaires pour stocker l’eau en période de forte pluviométrie, et des réseaux (rivières, canaux, galeries ou canalisations) pour conduire l’eau sur les lieux d’utilisation.

Ce n’est pas très difficile de concevoir de tels systèmes de canalisation. Une équipe formée par trois téméraires ingénieurs et une dizaine d’ouvriers et paysans motivés peuvent parvenir à le faire. Il s’agit d’ouvrages qui, lorsque bien construits, peuvent durer jusqu’à 10 ans sans nécessiter d’autres interventions.

Tout comme les canadiens et les scandinaves passent pour des « gourous » de l’eau, avec les immenses réserves d’eau douce que recèlent leurs lacs, les congolais se doivent de devenir des experts en eau douce en Afrique. Nous devons être capables de maitriser nos eaux, d’ériger des digues et des barrages pour exploiter cette ressource si précieuse pour le plan de sécurité alimentaire national.

 
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Le lac Moraine du Canada, l'un des plus beaux du monde.


Eau et production alimentaire

Combien faut-il d’eau pour produire 1 kg de farine de maïs ? Réponse : environ 500 litres. Ce rapport de 1 à 500 montre le rôle fondamental de l’eau pour assurer la sécurité alimentaire.

Pour produire les 300 g de farine entrant dans la composition des trois repas quotidiens d’une personne (pain, pâtes, céréales, gâteaux), les plantes ont absorbé 150 litres d’eau, soit autant que la consommation journalière de cette personne pour la boisson, la cuisine, la toilette, la lessive.

Au Congo, les terres situées dans la vallée du Niari et la région de la Lekoumou, sont les plus propices à la culture de cet élément très important de la chaine alimentaire. Dans ces régions du sud du Congo, les apports moyens par la pluie représentent 1250 mm par an, soit 1250 litres par m². C’est suffisant pour répondre à la demande nationale de ce produit.


Le bois et la société congolaise


Que les chinois construisent des bateaux en bois, sur un chantier du fleuve Kouilou, ne doit pas constituer un exploit pour les congolais.

Les chinois pratiquent la charpenterie depuis l’antiquité. Avant J.C. ils construisaient déjà des navires modernes en bois. Pourquoi, au 21e siècle, les congolais ne sont-ils pas capable d’en construire pour résoudre l’épineux problème du transport des biens et des personnes dans leur propre pays?

 
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Fabriquer une maison-bateau en bois, au Canada, c'est aussi simple que cette photo!


Si l’on arrive à développer des petits chantiers, capables de fabriquer des petits bateaux en bois, un peu partout dans l’intérieur du pays, l’on pourrait déjà parvenir à soulager considérablement les peines des populations rurales.

Cela engendrait plus d’activités économiques avec l’évacuation de produits agricoles et d’autres importants produits tels que les matériaux de construction.C'est le marché économique intérieur qui en sortirait renforcé.

Au Congo la forêt abonde avec des arbres d’une diversité à couper le souffle. L’ État congolais devrait investir et inciter les jeunes à épouser des carrières de la filière du bois. Toutefois, l’on n’a pas besoin d’avoir une maîtrise ou d’un doctorat pour travailler le bois.

Juste un peu d’esprit créatif et une sacrée dose de volonté suffisent pour faire des belles œuvres d’art avec les ressources que nous disposons à volonté.

 
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Le warf sur la côte de Pointe-Noire.


Bien que le Congo est assez arrosé et dispose d’assez de ressources en forêt, cela ne devrait pas nous laisser indifférent sur les récents changements climatiques. Il pleut de plus en plus moins, et les grands cours d’eau du pays ont atteint leurs niveaux de débit les plus bas de l'histoire.

Il est donc nécessaire de prélever de l’eau douce là où elle abonde, pour irriguer les terres les plus sèches du pays. La recette miracle passe donc par une meilleure utilisation des eaux disponibles. Pour retenir l'eau, l'on pourrait recourir à des techniques aussi bien modernes qu'ancestrales.

Afin d’optimiser cette utilisation de l'eau, les méthodes d’irrigation doivent être ajustées aux besoins des plantes et des sols. Qui dit optimisation, dit innovation!

Innovation, tel devrait être le mot clé qui obséderait le président Sassou avant de se lancer dans le projet faramineux de construire "la plus grande université africaine" de Kintélé.

Avant de se lancer dans de tels projets couteux et fantaisistes, il faudrait d’abord repartir sur des bases solides: réformer l’enseignement afin qu’il soit tourné vers l’esprit de la concurrence et de l’innovation. Toutefois, il faut reconnaitre qu’il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser.

(À suivre)

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Mardi, 03/08/2010
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Naufrage en RDC : bilan revu à la baisse.


Le bilan du naufrage sur la rivière Kasaï, dans l’est de la République Démocratique du Congo, a été revu à la baisse en partant de 140 morts à finalement 49 personnes mortes ou disparues.

Le bateau qui transportait des passagers, dont le nombre n’a pas été précisé, et des marchandises, était parti de la localité de Mushie, située à une trentaine de kilomètres de Bandundu, chef-lieu de la province du même nom. La source a été confirmée sur le site Web de Radio Okapi.

Selon les premières informations fournies par les autorités, l’embarcation surchargée transportait des passagers et leurs marchandises. Partie de Mushie, à une trentaine de kilomètres de Bandundu, elle naviguait sur la rivière Kasaï, affluent du fleuve Congo. Elle a coulé dans la nuit du mercredi, en entraînant ses passagers dans le fond.

Le transport fluvial est largement utilisé dans les deux Congo, à cause de la densité de leurs réseaux hydrographiques.

Cependant, les voies navigables ne sont pas balisées, les bateaux ne disposent pas de signalisation, quant aux pilotes, ils sont pour la plupart inexpérimentés et très irresponsables.

Le sondage de bans de sable se fait encore à l'aide d' une simple perche et les bras.
 
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Tout cela fait partie de ce que nous décrions comme la fatalité de l’homme noir. Dans un pays où la navigation fluviale joue un rôle important dans la vie économique des populations, l'État devrait créer des centres de recherche pour optimiser le balisage et la navigabilité de ses cours d’eau.

Il existe des modèles statistiques dont on aurait pu se servir pour développer des systèmes de sondage numériques. Quelques universitaires téméraires en maths ou en algorithmiques seraient capables de le concevoir. Si l'on ne dispose pas du savoir nécessaire, l'on pourrait bien solliciter l'aide des pays avancés. Les scandinaves, par exemple, possèdent une riche expérience sur la navigation fluviale.

Ceci est la conséquence d’une symbiose de paresse, de l’égoïsme et du manque de volonté. Voilà pourquoi 50 ans après le départ des colons belges et français, les bateaux de croisière sur le Congo(des deux rives) et ses affluents se sont transformées en des villes flottantes insalubres, où se mêlent hommes, femmes, enfants, animaux, bétails, policiers…tous à la merci du choléra et de la mouche tsé-tsé.

Surtout en RDC, on est habitué à compter des scènes de naufrages et d'épidémies spectaculaires, à cause de l’irresponsabilité des armateurs.

Il est temps que les présidents des deux pays s’engagent à prendre des mesures fermes et retentissantes afin de remettre de l’ordre dans le secteur de navigation fluviale.

Si la coopération conjointe d’entretien des voies navigables reprennent et que les armateurs respectent les conditions de sécurité et d’hygiène des voyageurs, ce secteur pourrait pourvoir une manne financière non négligeable pour les économies locales de ces deux pays.

Chers congolais, il faut refuser la fatalité !

El Cubano
Mercredi, 28/07/2010
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La démocratie reprend son droit dans le Pool



Les élections législatives partielles ont belles et bien eu lieu dans la première circonscription de Mindouli (département du Pool).

Au terme de ces résultats, la candidate du R.m.p (Rassemblement de la majorité présidentielle), Yvonne Adélaïde Mougany, l’a emporté incontestablement avec 69,36% des suffrages exprimés, devant son concurrent, Frédéric Bintsamou, qui a obtenu 30,64% et qui a reconnu sa défaite.

Le but de ces élections était d’élire un nouveau député, pour occuper le poste laissé vacant par le feu Auguste Mpassi Muba.

Les candidats en lice, précisément l’ancien chef rebelle Fréderic Bintsamou et Madame la ministre Adelaïde Mougany ont fait montre d’exemplarité en jouant propre tout au long du processus électoral.

En dépit des discours inutiles, sur l’appel à l’apaisement, de certaines autorités politiques et des médias, les choses se sont déroulées normalement sans incidents.

Ceux qui s'attendaient à voir des incidents ont probablement été déçus, parce qu'en réalité ils sont les piètres agitateurs et responsables des troubles sociaux qui détruisent ce pays depuis une décennie.

À les entendre appeler au calme avec insistance, on croirait bien qu’ils auraient employé tous les moyens pour se faire élire s’ils étaient à la place de ces deux valeureux candidats.
 
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La leçon que nous devons tirer de ces élections partielles est qu’en réalité il y’a eu trois gagnants :

  1. Yvonne Adélaïde Mougany

  2. La démocratie congolaise

  3. Frédéric Bintsamou


Frédéric Bintsamou en est à sa deuxième défaite électorale depuis qu’il a troqué son gilet de seigneur de guerre contre la veste politique. Il avait déjà perdu les élections législatives de 2008 dans la circonscription de Kindamba.

Mais à mon avis, les congolais n’ont pas encore pris le temps de découvrir le vrai profond de cet homme qui possède tous les attributs d’un vrai leader. Il a l’air d’un homme réfléchi malgré les apparences.

Dans un pays dirigé par une classe politique obsolète et moribonde, à cela ajoutons la maladie de la malhonnêteté qui frappe près de 94% de sa population active, Frédéric Bintsamou fait figure d’un homme aux valeurs exceptionnelles.

Cela devra être un exemple à suivre pour ceux qui se décrivent « dirigeants congolais ». Les acteurs du football congolais, par exemple, devraient apprendre à être responsables en renonçant à leurs égos devant les intérêts de la nation. La défaite est parfois difficile à avaler ! Pourtant l'échec a également des vertus, il sait nous rendre plus forts.

Espérons seulement que dans ses combats à venir, le pasteur Ntumi saura s’entourer d’une équipe de conseillers politiques compétents afin qu’il puisse passer son message auprès des congolais.

Aussi ces bandits qui continuent à semer la terreur dans le pool, au nom de Ntumi, devraient revenir à la raison et réintégrer la société pour redresser le pays qui se meurt à petit feu.

El Cubano
Dimanche, 18/07/2010
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Améliorer la qualité de vie à Brazzaville



Brazzaville, la capitale de la République bananière du Congo est devenue l’une des villes les plus ennuyeuses du monde.

Dans cette article, nous allons essayer d’interpeller les citoyens afin que la médiocrité et le fatalisme cessent de donner à Brazza, la belle d’antan, cette image d’une ville triste, polluée, insalubre, qui ne dispose d’aucun centre d’amusement ni de souvenirs pour les visiteurs.

Nous verrons ensemble qu'il y'a toujours moyen de bien faire les choses afin de faire en sorte que notre capitale redevienne vivable comme au sortir de l'indépendance en 1960.
 
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Le paysage urbain de la ville capitale est triste. Des pylônes géants de téléphonie mobile et de panneaux publicitaires, dont l'implantation n'est pas plus réglementée, dégradent considérablement le paysage de la ville.

Ce qui frappe aussi terriblement, c'est la dégradation de l'environnement. « Brazzaville la verte » n'est plus ce qu'elle était. Le ramassage public des ordures est devenu un casse-tête chinois.

Les collecteurs de Mfoa et de Madoukou-Tsétsélé sont entrain d’être curé uniquement pour la fête du cinquantenaire. Les travaux de ce curage n’ont pas encore pris fin que les populations reviennent y rejeter les décharges sauvages.

Même à Mpila, à quelque pas de la résidence du président, les ruelles sont envahies de tas d'ordures et de sacs plastique. Que dire de la situation dans les quartiers populaires où les voies publiques sont envahies par des commerçants peu scrupuleux ?
 
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Il faut assainir les rues de la ville.


Le gouvernement vient tout juste de se réveiller en lançant des travaux d'infrastructures pour donner une image moderne à la capitale, mais c’est un peu trop tard.

Les bâtiments qui s’érigent ici et là donnent l'impression d'un grand désordre. En l'absence d'un code d'urbanisme, les nouvelles réalisations, en ville comme à la périphérie, n'ont pas de cohérence.

Des églises de réveil à la place du divertissement des jeunes


Aussi la beauté d’une ville ne se mesure pas uniquement sur la qualité de ses infrastructures. Mais sinon par la qualité de vie qui fait que la ville soit bonne à vivre.

Une ville a besoin d’espaces verts, de dynamisme économique, de diversité culturelle, des transports, de  la vie culturelle...

Aujourd’hui à Brazzaville il ne reste plus un seul centre de divertissement avec la fermeture de Luna Park. Quel honte pour une ville peuplée d’un million d’habitants et où abondent des docteurs, des ingénieurs, des médecins, des avocats et bien entendu des voitures luxueuses 4x4?
 
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Les enfants de Brazzaville manquent d'espace et de terrains pour jouer.


En pleine grandes vacances d’été, la jeunesse ne sait plus où s’épanouir, car il n’y a plus rien qui marche à Brazza.

Les centres culturels et sportifs sont en détresse. Le parc zoologique n’est plus opérationnel. Les salles de cinémas sont devenues des églises de réveil. Les bibliothèques sont quasi inexistantes.

Potentiel touristique inexploité


Brazzaville offre un environnement touristique très favorable. Avec ses ressources fluviales du Congo et de la rivière Djoué, il y’a de quoi à construire des belles stations balnéaires et nautiques.Des ouvrages amplement faisables par le savoir faire du génie congolais.

Le défi est certes colossale, à cause de la mentalité défaitiste du congolais, mais pas impossible.José Marti, le héros national cubain,  disait qu'"il n'y a d'impossible que des hommes incapables".

La mairie de Brazzaville devrait réhabiliter les structures de navigation fluviale. En développant un circuit de croisière moderne entre Brazzaville, les îles Mbamou et Faignant d’une part, et les localités situées sur le Djoué d’autre part, on peut créer des nouvelles activités récréatives et touristiques.
 
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Le canal du Rideau Hall, le collecteur naturel de la ville d'Ottawa, la capitale du Canada.



Il faut faire en sorte que la ville de Brazzaville soit tournée vers le fleuve. En aménageant des plages et des campings populaires, l’on parviendrait à inculquer aux congolais des nouvelles habitudes :

celle d’aimer leur pays et de profiter des merveilles que la nature leur a dotées.

Pour l’épineux problème des ordures sur la Mfoa, Madoukou Tsékélé et la Tsémé, les travaux de curage ne suffiront pas tant que ces sites resteront à découvert.

Depuis la nuit des temps, les populations ont pris ces collecteurs pour des poubelles publiques. La seule solution serait de transformer ces endroits en des avenues bitumées, éclairées où l'on pourrait installer des bancs de repos pour les promeneurs.

Même son pour les caniveaux qui longent les artères publiques. Aussi longtemps qu’ils ne seront pas fermés, ils feront office de poubelle publique. C’est un constat pourtant banale à comprendre.
 
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Voici Frankfurt(Allemagne), l'exemple d'une ville aérée.


Les choses seraient meilleures si tout le monde s’efforce à observer un minimum de sérieux. On peut tous contribuer pour redorer le décor de Brazzaville :

le gouvernement, le conseil municipal, les collectivités territoriales, les opérateurs privés et les acteurs économiques locaux.


À la place de dépenser des fortunes dans l’achat des 4x4 qui polluent la ville, ceux qui ont les moyens peuvent bien se lancer dans le business du divertissement en créant des cinémas, des parcs d’attraction, des salles de spectacle …

Ce n’est plus le temps de rejeter la responsabilité sur l’État, car tous les congolais nous sommes responsables de cette médiocrité qui caractérise l’homme noir.

Du chef de l'État au commun des mortels, nous devrions tous avoir honte de paraitre pour des gens incapables de faire quelque chose de bien, à part aller vivre et mourir à Paris.

Voilà ce que je pense, car les opinions se transmettent, héréditairement, comme des terrains ; on y bâtit ; cela finit par faire une ville, cela finit par faire l'histoire.

El Cubano
Mardi, 13/07/2010
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Animer l’esprit d’entreprise pour soutenir la croissance économique congolaise.


L’économie congolaise se porte bien actuellement et prévoit une croissance estimée à 10,5% en 2010, selon les experts des finances du Congo.

Ces prévisions demeurent optimistes en raison de la bonne tenue de la production pétrolière du pays et la fulgurante croissance du secteur bancaire congolais.

Le secteur financier connaît un boom grâce aux reformes bancaires entreprises par le gouvernement congolais, et l’afflux des capitaux tunisiens tunisiens(BCH), marocains(LCB) et chinoises.
 
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La Banque de l'habitat tunisienne est présente au Congo.



Cependant, ces deux secteurs sont des indicateurs très trompeurs car très sensibles aux paramètres d’inflation.

Le secteur pétrolier, par exemple, génère beaucoup d’argent mais n’emploie que très peu de gens;

d’où la tristement célèbre « malédiction de l’Or noir » dont souffrent les pays producteurs africains.
 
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Des ouvriers de SOCOFRAN noircissent la chaussée pour berner le peuple. Congolais, debout et mettons nous au travail!

Cliquer sur l'image pour agrandir...




Mon opinion




À mon avis l’économie congolaise est maintenant parvenue à un stade où elle peut poursuivre une expansion économique qui permette d’améliorer considérablement la vie de personnes.

Il faut juste définir un axe de quatre solutions majeures à court, moyen et à long terme :

1. Formation des entrepreneurs congolais (Court terme)


Il faut inculquer une culture entrepreneuriale aux congolais, comme l’ancien ministre, Pierre Michel Nguimbi, en avait fait son cheval de bataille.

En effet, l’illettrisme entrepreneurial constitue un handicap à l’épanouissement du climat d’affaires.

Il faut vaincre le mythe qui veut que seuls les ouest-africains excellent dans le petit commerce.
 
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Incompétences à combattre au Congo: des gardes armés qui siestent sur la piste de l'aéroport de Pointe-Noire.


2. Financement de petites entreprises (court et moyen terme)

Inculquer la culture entrepreneuriale, c’est aussi accorder de l’aide financière aux candidats. Plus de 70% de la population congolaise vit au dessous du seuil de la pauvreté.

Une grande majorité de diplômés congolais est resté longtemps sans-emploi. À l’heure actuelle, même une réinsertion professionnelle active ne suffira pas à leur redonner la motivation du travail.

Des études américaines ont démontré que plus l’on reste longtemps sans travailler, plus on perd sa « tête » ou son intelligence.

Il faudrait envisager des programmes d’aide qui accordent une petite aide financière, à ces personnes défavorisées, afin qu’ils puissent créer des opportunités de travail décent en leur offrant une formation qualifiante appropriée (transportation lourde, couture, agriculture, électricité, plomberie etc.).

Avec des petites formations de 3 à 6 mois dans les petits métiers, on n’arrive à des résultats encourageants.
 
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3. Organiser et émanciper l’économie informelle


Le gouvernement devra accorder une place particulière à l’économie informelle, surtout celle pratiquée par les femmes, qui constituent la couche sociale la plus vulnérable.

Il faut financer des formations qualifiantes aux femmes, afin qu’elles développent des activités génératrices de revenus et accèdent aux programmes d’emploi gouvernementaux.

Les femmes congolaises ne sont pas paresseuses comme leurs hommes. Mais elles sont plutôt victimes de la brimade et de la violence sexuelle exercées par ces derniers.
 
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L'État congolais devra réorganiser et professionnaliser ses marchés.



Une femme très vite formée et qui a eu suffisamment confiance en elle pour lancer sa propre affaire, peut devenir une travailleuse autonome avec un prêt de 150 000 frs CFA.

 Elle achète une machine à coudre, loue et équipe un local puis le tour est joué. Si son activité prend de l’ampleur, elle apprend la comptabilité et les relations avec la clientèle.

 Avec ça elle n’aura rien à envier aux stylistes sénégalaises, pour ne citer qu'un exemple.
 
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Laboratoire de recherche du lycée de Sibiti(Lékoumou).



4. Reformes scolaires approfondies (Long terme)


Le budget de l’éducation devrait être doublé, voir triplé. Il faut améliorer la qualité de l’enseignement en augmentant les salaires et les conditions de travail des enseignants.

Mais aussi il faut forcer les plus anciens à la retraite anticipée, parce que leur démotivation pour le travail est une influence négative pour les plus jeunes enseignants.
 
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L'école pilote du 31/12 de Brazzaville est en état de délabrement avancé.



Quitte à recruter des enseignants à l’étranger, il faudra faire un grand ménage dans ce secteur pour le salut de l’école du savoir congolais.

L’on ne peut pas aspirer au développement lorsque seuls 10 élèves sur 11 000 candidats sont admis aux épreuves du BAC technique 2010.

Une société qui ne mise par sur son enseignement est une société qui n'a pas compris le défi de la mondialisation de demain.

El Cubano
Mercredi, 06/07/2010
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RDC : 50 ans partagé entre la frustration et la nostalgie de l’oncle belge



La République démocratique du Congo (RDC) a célébré mercredi dernier le Cinquantenaire de son Indépendance. Cet événement historique été fêté, avec faste, par plusieurs activités, notamment un grand défilé militaire organisé.

Plusieurs invités de marque, dont le roi de la Belgique et des chefs d’État africains ont répondu présent.

Cependant, plusieurs voix se sont élevés, au sein de la population congolaise, pour critiquer cette attitude jugée irresponsable vue l’état de délabrement avancé dans le quel se trouve l’ex-Zaïre, l’un des plus grands pays et les plus peuplés du continent noir.
 
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La chaine francophone TV5 a réalisé un reportage spécial en RDC, afin de constater l’héritage laissée par la colonisation belge, un demi-siècle après.

Mais le constat a été très lamentable : la République démocratique du Congo a reculé de cinquante années par rapport a sa situation des années 60.

Les personnes interrogées, qui ont eu le privilège de vivre les deux époques, ont affirmé sans emballage que sous la colonisation la vie était bien plus belle.

« Les colons belges nous humiliaient avec la chicote et les injures, mais on mangeait abondamment. Aujourd’hui c’est au tour de l’élite congolaise de nous humilier, mais en plus on est affamés. » Tel sont les propos d’un sexagénaire visiblement dépassé.
 
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Selon plusieurs observateurs, tous les indicateurs socio- économiques sont au rouge à cause de l’irresponsabilité des congolais dans la gestion de la chose publique.

En cinq années, la scène politique et économique congolaise est marquée depuis par la corruption, le clientélisme, les détournements, les pillages des richesses, la concussion. Le tout couronné par une culture de l’impunité. Ces pratiques honteuses observées dans divers domaines a conduit à l’accroissement de la misère et la pauvreté.

" Cette misère, cette pauvreté ne sont pas une fatalité. Mais c’est le fruit de l’égoïsme congolais. C’est la conséquence de la désorganisation de nos structures sociales et économiques et le manque de volonté politique ", a soutenu le professeur Mukoka Nsenda, politologue congolais et docteur en Sciences politique et administrative à l’université de Kinshasa.

Un fonctionnaire interrogé va demander aux journalistes belges : « vous êtes à Kinshasa, voyez-vous comment elle est devenue une poubelle? »
 
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Brazzaville, sa capitale jumelle n’est pas épargnée par ce délabrement socio-économique. Le président Sassou n’a pas lésiné dans les moyens pour porter un grand coup médiatique pour le prochain 15 aout, alors que le pays vit dans une pauvreté sans précédent.

Les hôpitaux ont des lits sans matelas, sans personnel médical, sans médicaments…L’éducation a été vandalisée par la corruption et l’incivisme, les conditions sanitaires dans des marchés publics et dans les rues sont abominables.

Tout cela parce qu’un clan formé de quelques familles et individus se sont approprié le pouvoir, les richesses et la gestion des ressources naturelles du pays. Comme cela ne suffit pas, ils veulent aussi tuer le savoir et la conscience du peuple congolais. Mais ils ne réussiront pas.


El Cubano
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Mercredi, 10/02/2010

Il était une fois le 7 février à Cuba…(suite et conclusion)

 
Les « Diables Rouges » de Santa-Clara (Cuba).
 
Le football était l’un des liens qui a renforcé l’amour et l’unité entre les congolais de cuba.

Cliquer sur la photo pour agrandir.
 
(Suite)

C’est une armada de quelques 300 congolais qui remplirent les autobus urbains de la ligne 40(Argelia libre-Nueva Gerona). Les passagers cubains étaient effrayés de voir autant de jeunes africains, au look de gladiateurs, envahir la ligne 40 soudainement. Des gens essayaient de dissimuler, tant bien que mal, les chaines et les bâtons de baseball. L’ambiance était vivante, car le lingala avait pris le dessus sur l’espagnole dans tous les cars. C’était une ambiance digne du marché de Poto-poto avec toute cette agitation et ses chants en lingala. Il y’avait des gaillards comme Armand Gakosso « Tonton », Rufin Ibibi, Olivier Bokou « Kissinger », Ghislain Koukouta, Okombi « Emilio De Cuba »…Quelques rares lycéens en quête de fortes sensations, se sont joint à nous. Je pense à Innocent Ngouolondélé, Nganga « Vieux Dan » et Dzabatou « Chien Chaud »…C’était tout simplement excitant de voir tous ces héros que l’on vénérait, laisser de côté leurs égos, pour aller défendre l’honneur de la nation congolaise.


Pedrito y su banda « Los Van Van »


Au carnaval, la soirée était belle. Il y’avait le claire de lune, chaque vendeur rivalisait d’ardeur pour vendre son meilleur sandwich au porc, le très prisé « Bocadito ahumado ». La pipa de cerveza était aussi présente. Il s’agissait des camions-citernes qui distribuaient de la bière populaire à prix modique.

Le célèbre salsero Pedrito et son orchestre Los Van Van étaient venus de la Havane pour animer la clôture du Festival de la Toronja. Tout le monde explosa de joie lorsqu’ils entonnèrent leur nouveau morceau intitulé Azùcar (le sucre), vers 22 h à la Plaza Municipal.


On s’observe d’abord.


Les Sahraouis et les Yéménites étaient aussi venus en grand nombre. Ils étaient même beaucoup plus nombreux que la veille. On aurait dit qu’ils s’en doutaient : les têtus congolais devraient sûrement revenir se venger. De notre côté, les consignes étaient claires. En cas de bagarre, les filles et les plus jeunes garçons dont j’en faisais partie, devraient courir s’abriter sur l’estrade du cinéma Caribe, en face de la Plaza Municipal. Cependant, l’heure n’était pas à la bagarre, mais plutôt à la fête.

Les congolais très attirés par la beauté angolaise, certains se mirent à causer avec des étudiantes de ce pays frère; d’autres étaient plus préoccupés pour faire les longues files d’attentes de la cerveza(la bière).

Les arabes, de leur côté, se promenaient partout, en petit groupe, ne lâchant pas de vue leurs filles un seul instant. Ils étaient très bien habillés. Certains qui avaient le sens de l’humour, se mirent même à plaisanter avec des congolais de la veille qu’ils avaient reconnus. J’étais convaincu et soulagé du fait que la bagarre n’était plus d’actualité.

Erreur! Plus loin, vers le kiosk des pâtisseries, un noyau dur d’extrémistes congolais, tentaient de s’expliquer avec des arabes sur ce qui s’était produit la veille. Cela ne se faisait pas avec des propos gentils. Ça sentait la chamade!

L’apocalypse


Il était exactement 1 :30 AM, lorsque Sabin Avouambet déclencha une droite sèche sur la joue d’un arabe. La pire bagarre estudiantine de l’ère de la révolution cubaine venait de commencer. Avec les filles, nous avons rejoint l’estrade du ciné Caribe. En une fraction de secondes, les arabes envahirent la Plaza Municipal comme la veille. Mais la donne avait changé, cette fois-ci, car il y’avait en face des vrais commandos bantous.

Les verres et les bouteilles se mirent à voler de part et d’autres. La panique a pris l’ensemble de la foule effrayée. Les gens ont fuit la Plaza, laissant la place aux combattants. Pedrito arrête de chanter et ordonne à ses musiciens de quitter les lieux.

Le défunt Jonas Poungaloki était devenu une machine à broyer les os. Il démolissait tout arabe qu’il croisait sur son chemin avec un seul geste. J’ai vu Dzabatou adresser des savates bien articulées à un arabe qui approchait les 1,98 m de taille. Bezengué Abbo, le bombardier de Souanké, et son ami Fortuné Obindi formèrent un bloc défensif commun pour avancer en rang et briser les défenses ennemies. J’ai entendu Gervais Oko « El Don Corleone » crier : mais qui est sahraouie et qui est yéménite? Elvis Epenita lui répondit : Mobali, ezala atâ cubain, boma moundélé, tika moyindo! (Trad. Mon gars, plus le temps de se poser des questions. Tu tues tout ce qui n’est pas noir, y compris les cubains).

Signalons tout de même un fait étrange. Les cubains et les arabes avaient l’habitude de dire que tous les noirs se ressemblaient. Mais ce soir là, les arabes n’ont pas eu du mal à reconnaître le congolais, parmi les angolais, les ghanéens, les bissau-guinéens ou les mozambicains. C’est la loi de survie de la nature. De même que cet étudiant ghanéen qui s’est approché de moi, sans me connaître, puis m’a demandé : Quels sont ceux qui dérangent les congolais? On va tous se battre, ensemble, pour l’unité des noirs!

Surpassés par la force de frappe et la détermination des congolais, les arabes(filles comme garçons) ont pris la poudre d’escampette. La bagarre est finie et gagnée. Les congolais occupaient toute la Plaza lorsque les forces de l’ordre arrivèrent en force. On a gagné la bataille, mais avec un bilan lourd de 2 blessés graves et des dizaines de personnes mises en détention policière. On a appris, par après, que plusieurs arabes avaient visité les hôpitaux de Nueva Gerona et de La Fé.

On a continué à fouiller dans la foule, dans l’espoir de retrouver des arabes égarés. Une éthiopienne a fait les frais de son teint un peu trop arabisé. Zekene Madzou lui a donné la gifle du démon, puis elle a pris la fuite avant de revenir avec quelques compatriotes.
Les éthiopiens avaient la réputation de grands bagarreurs. Mais cette fois-là, ils durent se contenter des excuses de l’auteur de la bavure. En effet, ce n’était pas le meilleur moment de confronter les congolais.
 

Fin des hostilités


Des affrontements sporadiques entres arabes et congolais se sont poursuivis les mois suivants. Cela se passait entre petits groupes ou des gens isolés dans le centre-ville. Les congolais évitaient de s’y rendre à cause de la proximité des écoles sahraouies. La paix a été conclue définitivement lorsqu’un étudiant yéménite s’est retrouvé dans un état grave après une bagarre. Cela s'est produit vers le mois d'octobre.À la veille du nouvel an 1990, la paix a été conclue par le diplomate Alphonse Ngakima, représentant l’État congolais, une délégation du Front Polisario et des diplomates yéménites. Des matchs de football et du baseball ont été réalisés entres les 3 communautés.


Conclusion et remerciements
 

En 2007 un ancien officier de « Las Fuerzas Especiales » (corps de choc de l’armée cubaine), me confiera que cet événement est resté un fait unique dans les archives du MININT (Min. de l’intérieur). Cette victoire du 7 février 1989, était le fruit de la bravoure de ces garçons de la jeunesse socialiste congolaise des années 80.

Grâce au courage et à la solidarité, ces gars ont défendu, brillamment, l’honneur des congolais. Voilà pourquoi je rends hommage aux frères Gakosso(Blanchard et son défunt cadet « Abayis »). Je rends hommage à Malonga « Kapata », Éphrem Tsiba« Vieux cuarta », Sylvain Onguiendé « le kokutsu », Armand Badila « arma vicky », Joël Akhis, Aimé Mbossa, na belela lisusu nani? Solo-Kiongo Mabouéboué… La liste est beaucoup plus longue, mais voilà ceux qui nous ont le plus marqué. Certains courageux manquent à cette liste, comme Serge Olingou et Leonard Ndéssabéka, qui se trouvaient à la Havane au moment des faits. Amen.


El Cubano
Dimanche, 07/02/2010
Il était une fois le 7 février à Cuba…

Cliquer sur la photo pour agrandir.
 
L'école du 5 février 1979, qui abrita la colonie congolaise de Cuba, est en ruine depuis sa fermeture en 1993.

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Cuba a formé des milliers de professionnels congolais de différentes spécialités, allant dans le domaine de la médecine, des génies, du droit et de l'armée. La majorité est passée par l’Île de la Jeunesse(située à 200 km de la Baie de la Havane), à l’école du 5 février 1979, qui était un centre mixte secondaire et pré-universitaire pour certains. Cependant, pour refaire un peu d’histoire, le 7 février 1989 restera dans les mémoires des habitants de cette île touristique, comme la pire émeute estudiantine de l’histoire de l’île. C’était la bataille entre les étudiants congolais et l’union arabe formée par les yéménites et les sahraouies.

Tout avait commencé lors d’une soirée de l’avant dernière journée du Festival de la Toronja(Festival du pamplemousse). C’est un carnaval d’une semaine qui se réalisait à Nueva Gerona (Centre-ville de l’île de la Jeunesse), à tous les mois de février, pour célébrer la récolte du pamplemousse. Vers 1h du matin, une dispute banale éclata à cause d’un excès de zèle de la part d’étudiants sahraouis, voulant protéger leurs sœurs, de quelques dragueurs congolais.

Les congolais moins nombreux ce soir là (une trentaine environ), sont tombés dans un vrai guet-apens. En effet, ils mangèrent, ce soir là, une vraie raclée de la part de plusieurs centaines d’étudiants arabes déchaînés. Ces derniers avaient reçu un précieux renfort, pour l’occasion, de leurs « cousins » yéménites : solidarité musulmane oblige.

Les écoles arabes se situaient toutes au centre-ville (Nueva Gerona), alors que celle des congolais se trouvait à 40 minutes en auto. Donc l’on pouvait s’imaginer le calvaire des congolais lorsque leur meneur, Bienvenu Tchicaya, donna l’ordre de battre en retraite. Certains ont pu regagner l’école en marchant ou en jogging, d’autres ont pu se refugier chez des familles cubaines du coin, le reste a tout simplement pris la clé des champs non sans avoir encaissé des coups de bâtons de baseball.

Cette bataille perdue, n’était que partie remise. Toutefois, je rends hommage à ces braves garçons qui se sont battu vaillamment en infériorité numérique. Je pense à Patrick Awalabi, Armel Yoka « Valer », Anicet Poaty Amar, Kevin Mbou « Ditaku », Crépin Ongouma « pino-ley », Innocent Dzokse, na belela lisusu nani? Abel Ngouada le Bad Boy de Madingou…

La nouvelle s’est vite répandue, le lendemain matin, dans toute l’école du 5 février. L’ESBEC # 48, comme le désignait l’autorité cubaine, rentre en pleine ébullition. C’était une forteresse naturelle de la colonie congolaise de Cuba, un mini Congo de 900 âmes. Le 80% de l’effectif était du cycle secondaire, dont 12 % du sexe féminin. Tout le monde était décidé d’aller venger nos compatriotes le soir, lors de la clôture du festival. Le moment venu, je n’avais même pas 14 ans lorsque j’enfilai mes bottes de combat. J’ai pris mon manteau d’hiver russe, le fameux « abrigo », puis j’ai mis mon mutsaku(arme des arts martiaux japonais) dans mon gilet de cuir. Avec des copains de mon âge, nous avons rougi les yeux avec de la Havana Club. Nous étions prêts pour la bagarre.
 
Toute l’école était revenue des vacances de Brazzaville 3 mois plutôt. Plusieurs gars s’étaient procuré des gris-gris, pendant le sejour au Congo, pour s’acheter de la « force surnaturelle ». On n’entendait plein d’histoires comme celle de Freddy Gouabe qui possédait la gifle du gorille des plaines. Guy Maléla avait jeuné pendant 3 jours, avec son grand-père, au village de Kibouendé(sud du Congo). Il parait qu’avec un coup de tête, il vous envoyait à la clinique psychiatrique. Un Alain Ibombo « Ondoundouma Solo Mabé » en colère, glissait sa main gauche dans la poche de son pantalon, et en ressortait un coup de poing 3 fois plus grand que le diamètre de son point ordinaire. Bref, on y retrouvait les légendes les plus folles au sein de cette cité congolaise.

Coup dur avant le départ pour la bataille : nous avons appris que les lycéens finalistes ne seront pas de la partie. Alors qu’ils étaient les plus vieux et les plus forts de l’école, ils n’ont pas voulu risquer leurs futures carrières universitaires. Qu’à cela ne tienne, le moral de la troupe était au beau fixe malgré cette défection de dernière minute. Nous comptions, parmi nous, des jeunes courageux et durs comme une roche, à l’image de Ghislain Mabiala « Mab ». Je rends hommage à Guylain Gokaba, notre bagarreur du quartier OCH. Depuis l’enfance, les mamans du quartier ne lui prédisaient que calamités, car la bagarre était son petit-déjeuner favori. Cissé Hérodia était anxieux de tester sa nouvelle « mano del caramba » (la gifle du démon). Varley Mizidi, l’homme aux 3 combats/semaine voulait exporter sa réputation chez les yéménites. Au fait qui était l’ennemi? Le Sahara Occidental ou le Yémen? « Pas d’importance, ils sont tous pareilles ces arabes là » dira un Brice Dzangué surexcité.

(À suivre)
Commentaires
Date: 16/03/2010

mmmmm
: macha je te felicite pour tout le temps que tu investi sur la rédaction de ton site. as tu omis la rivilaté apharien kiparien contre toute 5 de 02.

El Cubano: salut mmmmm, j'ai du mal à te replacer, mais merci quand même. La rivalité entre apharien kiparien? hum pas trop sûr de m'en rappeler même si ça me dit quelque chose.
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Un ambianceur canadien, né à Brazzaville, au bord du majestueux fleuve Congo. Pur produit de la révolution cubaine, sous laquelle il a passé la majeure partie de sa vie, El Cubano rêve d'une unité socio-culturelle des trois merveilleux "C"(Congo-Canada-Cuba).

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Ce blog est dédié à mon regretté ami, le docteur Rodrigue Gakosso Oba-Assa « Jésus », disparu brusquement à Brazzaville, la ville de ses amours. Son combat pour le jumellage culturel entre les peuples du Congo et du Paraguay, en plus de son charisme, font qu’il reste gravé à jamais dans ma mémoire. Son nom résonne encore dans mes souvenirs lointains, telle une mélodie guarani…

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