El Cubano
Hasta la victoria siempre !!!
Jeudi, 22/04/2010
À quand la fin des "démis terrains"?







Il est important de revenir sur les graves problèmes que connaît la ville de Brazzaville depuis près d’une semaine, avec le phénomène dit des démis terrains.

Il s’agit de pratiques malhonnêtes, de la part des transporteurs, qui consistent à raccourcir les distances, tout en maximisant les profits en transportant le plus grand nombre d’usagers.
 
C’est un problème qui affecte le rendement et les performances économiques de la ville, à cause du retard et de l’absentéisme des travailleurs et étudiants dans leurs respectifs travaux.

Après pertubations, la circulation des bus a repris normalement dans la caiptale depuis le 16 avril. Cela en raison de l'entrée en vigueur de l'arrêté municipal fixant les nouveaux itinéraires de bus à Brazzaville.
 
Même si la grande majorité des brazzavillois soutient la mise en application de l'arrêté 172/CB-SG/DAGC-SRTU, portant fixation des itinéraires des bus et minibus, il n’en demeure pas moins que le doute persiste quant à l’efficacité de ces mesures. En effet, il est évident que le collectif des propriétaires et chauffeurs de bus s’entendront pour trouver des mécanismes pour contourner la mairie, et continuer avec la sale besogne.
 

Le maire Hugues Ngoulondélé ne peut que s’en prendre à lui-même. En laissant un vide juridique dans le secteur des transports, les transporteurs ont pris trop de places et d’influences.
 
La mairie ne peut plus que compter sur la collaboration de police, pour faire respecter les nouvelles lignes de transport imposées. La question qui se pose est de savoir si la police congolaise, qui est incapable de surveiller les nouvelles lignes électriques à haute tension, serait capable de surveiller celles des minibus?

Pourtant en dépit de la non collaboration des transporteurs et de la police, la mairie dispose de plusieurs moyens pour mettre fin à l’aventure des démis-terrains :

1. La diversification de moyens de transport
La création de plusieurs sociétés de transport s’avère indispensable. Premièrement une société de transport routier qui devra desservir tous les quartiers de la ville.

Parallèlement on pourrait doter la ville d’un train métropolitain qui puisse desservir Brazzaville en circuit fermé. Il suffirait de raccorder Makélékélé, Kissoundi et Massengo à la ligne ferroviaire existante via la gare de Mfilou. Une autre ligne partirait de la gare de Brazzaville, en longeant le fleuve Congo pour former une boucle vers Djiri et revenir faire la jonction de Mfilou via Moukondo. Ce n'est par trop cher ni compliqué.

Finalement, une société de transport fluviale qui couvrirait les axes La Main bleue-Yoro, sur le Congo, et Kissoundi avec ses localités avoisinantes du Djoué.
 
2. La marche écologique
Si les transporteurs pensent qu’ils ont le dernier mot, les citoyens pourraient bien prouver le contraire en adoptant des habitudes citoyennes et écologiques. Les gens pourraient se déplacer à pied, en vélo ou bien s’organiser dans des covoiturages.

Pour cela il faudrait que la ville aménage les trottoirs et les voies pour piétons partout dans la ville. Un réseau de pistes cyclables et de trottoirs bien entretenus, ne peut être que bénéfique pour la culture et les habitudes de transport des Brazzavillois; car cela représenterait une solution écologique et salutaire pour la santé.

3. L’aménagement et l’entretien des routes
Il ne peut y avoir de démis terrains si toutes les routes sont en bon état. Il faut que le maire Hugues Ngouolondélé prenne cette problématique à cœur. Les routes doivent être entretenues. Mais pour cela il ne faut pas seulement attendre les subventions du gouvernement.

Avec une ville de plus d’un million d’habitant, l’on devrait recueillir assez de taxes pour assainir la ville. Évidement cela n’est pas possible lorsque l’on a d’autres chats à fouetter, pendant que les fossoyeurs se mettent à semer le désordre dans la ville.

Dimanche, le 18/04/2010
C'était un 18 avril....


Le 18 avril c’est l’anniversaire de El Cubano. C’est une occasion pour lui de remercier toutes les personnes qui l’aiment et qui l’ont toujours encouragé dans la vie. Tous ses fidèles lecteurs aussi font partie de sa vie et de sa source de motivation.

Pour les peuples qui lui sont si chères, il lance un scope au gouvernement cubain pour qu’il se penche sur la difficile situation de nos cousins afro-cubains. La révolution a combattu le capitalisme et les inégalités, mais n’a rien fait pour éliminer le racisme dans les mentalités et dans les mœurs de la société cubaine.

Pour beaucoup des castellanos(les blancs), les noirs cubains ne sont que des machines à danser, à boxer sur les rings et à jouer au baseball. En dehors de ça, ils ne servent à rien.
 
El Cubano demande au gouvernement fédéral canadien de mettre un terme, pour une fois, à la politique de discrimination, d’hypocrisie et de la démagogie.

Il faut que l’on n’arrête de beurrer les gens, car tout le monde sait que la Charte des droits et des libertés des citoyens canadiens n’est bonne que lorsque les intérêts d’une souche de la population sont compromis.Les libertés des uns devrait terminer là celles des autres commencent.

Finalement pour mes chers congolais, je vais demander à chacun de nous d’être un peu plus honnête avec lui-même, avec sa famille, ses amis et envers autrui. Nous ne pourrons pas construire le pays du manque de confiance et l’escroquerie.

Certains disent que l’escroquerie est le seul moyen de s’en sortir face à un pouvoir dit-on « tyrannique », mais se vaincre soi-même, rendre à son cœur l'honnêteté qu'il tenait de la nature est une vertu non échangeable.
 
Le lieutenant colonel Doolittle et ses troupes

Le 18 avril c'était aussi:

1906


Séisme à San Francisco

San Francisco (Californie), 400 000 habitants, est dévastée par un tremblement de terre. La catastrophe entraîne la mort de près de 1000 personnes et la destruction totale de la ville.

1942

Raid de Doolittle(Guerre nippo-américaine)


Alors que les États-Unis poursuivent leur préparation pour véritablement entrer en guerre contre le Japon, et que celui-ci domine tout le Pacifique, ils décident de faire douter l’ennemi et de remonter le moral des Américains en bombardant Tokyo.

Les Japonais considèrent avec raison qu’ils sont à l’abri car les États-Unis ne disposent d’aucune base assez proche pour lancer ses bombardiers sur l’île nippone.

Toutefois, le lieutenant colonel Doolittle parvient à mettre en place un système qui permet de faire décoller des B-25 (des bombardiers lourds) d’un porte-avion. C’est ainsi que les États-Unis peuvent lâcher quelques bombes sur la capitale ennemie avant que leurs avions ne se replient vers la Chine occupée. Les dégâts sont mineurs mais portent un coup symbolique. Le Japon ne se sent plus à l’abri et doit réorganiser sa défense.
 
L'assaut de Berlin par les russes.


C'était un 18 avril:

1945

Prise de Berlin

L’armée rouge entre dans une capitale allemande dévastée par les redoutables fusées russes, les « Katiouchas ». Adolf Hitler déprime dans son bunker, pendant que la bataille de Berlin a commencé.
 
Les allemands pleurent, car l’espoir suscité par le retour du maréchal Rundstedt et sa célèbre division blindée(les panzers), pour sauver Berlin s’est évanouit.
 
Lors de son repli de la France, Rundstedt a été coincé dans les Ardennes par l’armée de Patton. À court de carburant et de nourriture, il se rendit avec ses troupes aux américains.
 
Les marines américains et les forces anglo-saxons(G-B, Canada, Australie) ont toujours combattu les régimes à idéologie fasciste.


Le 18 avril c'était aussi:

1949


Proclamation de la République d'Irlande


L'Irlande rompt son lien avec le Commonwealth britannique et proclame la République d'Irlande ou Eire.

1955

Mort d’Albert Einstein À 76 ans, Albert Einstein meurt d’une rupture d’anévrisme. Après avoir bouleversé le monde de la physique par ses théories sur les relativités restreinte et générale, Einstein deviendra une figure mythique de la science.
 
Le 18 avril c'était aussi:


1980

Le Zimbabwe devient indépendant
(photo ci-contre)



La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance de la Rhodésie du Nord qui devient le Zimbabwe. Le territoire est occupé par les britanniques depuis l'arrivée du colonisateur Cecil Rhodes à la fin du XIXème.

Après une guerre civile de plus de 10 ans qui fait près de 15 000 morts, les négociations ont débouché sur un cessez-le-feu et l'arrivée de la majorité noire au pouvoir. Robert Mugabe deviendra Premier ministre, puis président en 1987. Sa politique en faveur de l'expropriation des fermiers blancs a été condamnée par la communauté internationale.


El Cubano
Jeudi, le 15/04/2010
La Municipalisation accélérée : échec ou réussite?(Fin et conclusions)




Il y’a deux ans, le ministre d’État Pierre Moussa, ainsi que le maire de Brazzaville Hugues Ngouélondélé, déclaraient devant une foule immense et hilaire, que les souffrances des brazzavillois ne deviendront bientôt qu’un triste souvenir. C’était le 18 avril 2008, lors de l’inauguration des travaux de la municipalisation accélérée de Brazzaville. Cent vingt-huit milliards de FCFA ont été ainsi débloqués pour le démarrage des chantiers.
 
Deux ans après, le bilan est très mitigé. La capitale du Congo-Brazzaville ne possède pas une seule bibliothèque municipale. Aucun projet de construction d’une piste cyclable pour la marche, le jogging ou le vélo n’est en vue. Il n’y a pas d’espaces réservés aux jeux, à la promenade, au repos ni pour les activités sportives.

Dans cette cacophonie d’ouvrages qui sont inaugurés, l’on ne sait plus les quels appartiennent à la dite municipalisation accélérée, lesquels faisaient parti du développement des infrastructures habituels et lesquels sont des travaux destinés à planter l’arbre qui cachera la forêt aux yeux des visiteurs du 15 aout prochain.

Soyons honnêtes de reconnaître qu’à travers le concept de municipalisation accélérée, chacun des congolais y trouvera son compte selon qu’il réside à Owando, à Impfondo ou à Dolisie. Cependant, Brazzaville et Pointe-Noire présentent leurs propres spécificités et problèmes que ni le programme de municipalisation accélérée, ni la fête du cinquantenaire de l’indépendance ne sauront résoudre.
 
Ponton la belle, la perle de l’atlantique ne présente pas les mêmes problèmes






La municipalisation accélérée a nettement transformé l’image des villes de l’arrière pays, avec l’érection de quelques avenues bitumées, les sièges de préfecture, des stades de football etc.

Les populations de ces localités s’en réjouissent même s’ils sont conscients que la majorité de leurs problèmes est resté intacte, à savoir : le transport urbain, l’eau et l’électricité en permanence, la malnutrition, le manque de personnel enseignant et de santé, le manque d’activités récréatives, sportives et socioculturelles pour la jeunesse etc.

Brazza la verte, la capitale d’un émirat pétrolier, connaît les mêmes problèmes que la majorité des grandes mégapoles africaines : le transport urbain inexistant, absence de toilettes publiques, insalubrité, criminalité, prolifération des enfants de la rue…

Les brazzavillois attendent de la municipalisation accélérée, qu’elle vienne soulager le minimum de ces tracasseries énumérées ci-haut. Mais la DGGT(Délégation Générale des Grands Travaux) a plutôt choisi de leur présenter les nouveaux édifices de la télévision nationale de Kombo, celui du Conseil constitutionnel ou encore celui du ministère des affaires étrangères comme étant les biens faits du programme de la municipalisation accélérée. Les avenues réaménagées sont celles soigneusement retenues parce qu’elles seront empruntées par des délégations étrangères et le chef de l’État. Le reste de la ville demeure une poubelle.
 
Aïe que c’est dur de vivre à Brazzaville!

Le commun des mortels de Brazzaville n’a plus que ses yeux pour voir et continué à souffrir sans toucher. Pour se rendre au travail il attend les minibus sous un soleil de plomb(des fois sous la pluie), sans abris ni bancs pour se reposer. Ses enfants ne veulent plus aller à l’école parce ce qu’il n’y a plus de tables-bancs ni d’enseignants. À Brazza, les fascicules ont remplacé le travail du maître à l’école.
 
Sa femme, en état de grossesse avancée, ne peut plus emprunter les ascenseurs du premier hôpital du pays, car ils sont devenus des latrines pour patients et visiteurs. Aïe que c’est dur de vivre à Brazzaville!

Nous continuons avec notre commun des mortels qui ne sait plus à quel saint demander de l’eau pour vider la fosse sceptique de la maison. Celle-ci se vide maintenant presqu’à la main. Pour son frère condamné sur une chaise roulante, se rendre auprès des services est devenu un vrai parcours du combattant. Les minibus ne sont pas conçus pour accueillir des personnes vulnérables comme lui. Les ministères et les écoles n’offrent pas d’espaces ni des voies accessibles pour les personnes handicapées. Quoi dire de sa cousine malvoyante qui n’ose plus sortir de la maison? Aïe que c’est dur de vivre à Brazzaville!
 
L'hôpital de référence de M'pissa, l'une des rares satisfactions.


La construction ou la rénovation des ministères ne peut pas rentrer dans le cadre de la municipalisation accélérée de Brazzaville. L’exécution de ces travaux devrait faire parti d’un autre volet du budget, aussi important, dans le plan du développement des infrastructures gouvernementales. Le programme de municipalisation accélérée a été initié par le président Sassou pour soulager les populations. À Brazzaville, les seuls ouvrages terminés qui répondent à cet objectif sont :
 
• la rénovation de l’hôpital de base de Mpissa
• le réaménagement de l’avenue de la paix et la pose des pavés sur ses trottoirs
• la route Kombo-Moukondo
• la construction des logements sociaux de Brazzaville.
Certains ouvrages ne sont pas encore terminés et s’exécutent dans le temps. Nous pouvons citer :
• le bitumage de plusieurs voiries, dont la célèbre rue mbochis
• le curage et le nettoyage des collecteurs de Madoukou-Tsékélé, de la M’foa et de la Tsémé.

La construction de la nouvelle aérogare de Maya-Maya se poursuit. C’est un ouvrage très important, car il est appelé à améliorer l’image qui piquera la première curiosité du visiteur de la ville, et aussi à fournir un meilleur service aux voyageurs congolais. Mais connaissant l’obsession des dirigeants noirs à vouloir impressionner les blancs, ce projet sera bâclé dans l’à-peu-près afin qu’il soit fin prêt le 13 aout 2010.
 








Conclusions


Souvent on crie à tort que la grande majorité des congolais ne profite pas des revenus du pétrole. Il faut être réaliste pour reconnaître que la manne pétrolière ne peut pas profiter à tout le monde. Dans aucun pays du monde, l’on redistribue des chèques de prospérité à la population. Toutefois, il ressort de la responsabilité des gouvernements de créer les conditions et des initiatives qui visent à créer des cadres de vie sain et harmonieux dans leurs respectives sociétés.

Au Congo, tous ces milliards investis pour les travaux de Brazzaville auraient eu un impact significatif, s’ils étaient destinés à l’usage quotidien des populations. Les habitants de Brazzaville ont besoin des bibliothèques et des salles de cinéma pour s’instruire et se détendre. Ceux qui ont des problèmes de poids ont besoin d’espaces et de voies pour marcher ou jogger.
 
Les personnes handicapées ont besoin de plus de facilités pouvant les rendre autonomes, dans cette société qui voit son tissu social et la solidarité se dégrader à un rythme déconcertant. Les villes sont sales à cause de l’absence des poubelles, des latrines publiques et des sociologues capable d’étudier et de prévoir le comportement des gens…
 
La paix pour les brazzavillois à la place des légumes





Le pouvoir a choisi le thème de la paix pour essayer de cacher les frustrations des populations. Ce mots de la paix est devenu succulent dans les bouches des dirigeants congolais, à tel point qu’il enrage même les pentecôtistes les plus endurcis.

La paix à Brazzaville, la paix à Kinkala, la paix à Mouyondzi, la paix des niangs-niangs…Personne ne mange la paix. Le congolais a toujours été un peuple pacifique et hospitalier. Donnez au peuple son lait et ses légumes et vous verrez que le mot de la paix disparaitra du vocabulaire du congolais.

Comment osez-vous parler de paix lorsque les malades n’ont plus de lits pour dormir dans les hôpitaux, alors que vous et vos maîtresses partez vous soigner en France pour la moindre infection?

La véritable paix est celle qui est cultivée intérieurement, en harmonie avec les cœurs. Lorsqu’on agit en se souciant d’autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre cœur est rempli d’amour, il n’y a pas de place pour la méfiance ni la violence. Pour arriver à ce résultat, il faut être capable de renoncer à ses égos, afin de mieux faire profiter les dividendes du patrimoine national à tout le monde.


El Cubano
Vendredi, le 09/04/2010
La Municipalisation accélérée : échec ou réussite?




Le journal Les Dépêches de Brazzaville vient de publier une série de reportage, à Owando et Oyo, sur des infrastructures issues du programme de municipalisation accélérée, chère au président de la république. Ce reportage a coïncidé avec un autre réalisé par la Télé-Congo, mais cette fois-ci à propos de Brazzaville, la seule ville à avoir bénéficie de ce programme pour 3 ans d’affilée.

Le choix porté sur les marchés d’Owando et d’Oyo tire du fait que ces projets, avec celui de Dolisie, ont été construits à titre expérimental pour impulser et assurer l'éclosion économique de l'arrière-pays. Les journalistes sont allés donc recueillir les impressions des usagers.

Le constat qui ressort de cette étude est un mélange de soulagement et de déception montré par les populations. Les majeures préoccupations qui reviennent tout le temps sont les frais des taxes élevés pour la location des stands, et l’absence de toilettes publiques dans les marchés.
 
Le prix de la taxe à l’étalage est trop élevé.





Notre constat est que ce prix de taxe à l’étalage de 100 frs CFA est raisonnable. En effet, il nous serait inimaginable de penser à un prix plus bas si l’on veut rentabiliser et pérenniser ces infrastructures.

Les congolais sont habitués à la facilité ou à la gratuité des services. Toutefois, ils ne se rendent pas compte que lorsqu’un service est gratuit c’est parce que quelqu’un le paie à quelque part. La gratuité peut être amortie par des bénévoles, des organismes caritatifs ou encore par la réalisation des tâches communautaires.

Lorsqu’un citoyen sort 100 frs CFA tous les jours de sa poche, pour exercer son métier, il prend conscience de sa participation au renforcement de l’économie locale dont il en est un des acteurs.
 
Combattre la mauvaise gestion du marché d'Owando

Cet argent récolté des taxes devrait être géré, ensemble, par un comité formé par les conseils économiques départementaux et des vendeurs. C’est un bon moyen de s’assurer la transparence de la gestion des marchés publics.

Avant de penser à recruter des gestionnaires et des comptables, ils devraient d’abord recruter des préposés à l’entretien ménager et des agents de paix (non armés). Un marché public ne peut pas être inauguré sans qu’il réunisse des conditions d’hygiène et sanitaires décentes.

Il devrait y avoir au minimum deux salles de bain multi usagers pour chaque sexe. Une salle des soins ou serait stocker des kits de premier soins et de la lutte contre les incendies.
 
Finalement, le marché public devrait être le lieu de rencontre attitré de la société, de la culture et de l’identité ménagère congolaise. Donc il devrait être équipe d’une radio locale et d’un bureau de gestion du marketing et des affiches publicitaires.

Voilà le minimum attendu pour ces projets de marché moderne expérimental. Dans la suite de cet article, nous discuterons sur les bienfaits et les ratés du programme de municipalisation accélérée de Brazzaville.

(À suivre)
Mardi, le 6/4/2010
La première turbine de la centrale à gaz de Pointe-Noire est désormais fonctionnelle.


La première turbine de la centrale à gaz de Côte Matève a été inaugurée le dimanche 28 mars à Pointe-Noire. D’une puissance de 150 mégawatts, la première turbine de la centrale qui devrait atteindre les 300 MW, est devenu prêt avec deux jours d’avance par rapport au cahier des charges du projet.

Les populations de Pointe-Noire viennent de savourer le lancement de la première turbine de la centrale électrique du Congo qui a livré ces premiers mégawatts. Le ministre Bruno Jean Richard Itoua s’est rendu à Pointe-Noire pour assister à l’événement.

Cependant, tenons-nous bien de chanter victoire, car lors des essais, la centrale n’a fournit que 15 des 150 MW attendus. La raison évoquée a été l’état défectueux du réseau des lignes électriques de Pointe-Noire.

Ma foi, à quand diable les congolais voudront rompre avec la mentalité de l’à-peu-près? C’est aberrant de constater qu’un projet d’une telle grandeur soit mené à la hâte, sans que l’on s’assure, en premier, de la bonne tenue du support physique indispensable à l’ouvrage.

Pourquoi les responsables de la Société Électrique du Congo ont invité le ministre Bruno Itoua, à l’inauguration, en lui faisant tester une turbine de 15 mégawatts, alors que la puissance espérée était dix fois supérieure? Était-ce un poisson d’avril anticipé, ou tout simplement une blague de mauvais goût contre le ministre Itoua?

Dans des états qui se respectent, les cadres et ingénieurs travaillant sur le projet auraient reçu un blâme ferme. On n’était pas obligé de réhabiliter toutes les lignes du réseau électrique de Pointe-Noire pour effectuer le test de la nouvelle turbine.
 
Tout le monde est reparti sur sa faim, car personne ne peut affirmer que cette turbine à gaz est capable de produire du courant électrique à une capacité maximale de 150 MW.
 
Depuis que le président Sassou a innové avec le concept de municipalisation accélérée, en 2003, chacun de nous s’efforce à le comprendre à sa manière. Les maîtres d’ouvrages et les chefs d’œuvre congolais ont pris des mauvaises habitudes d’achever et de livrer des produits à 76%.
 
Après la mise en scène de l’inauguration et les discours politiques, le chapitre est fermé, les fonds alloués au 24 % du reste du projet prennent la poudre d’escampette.

Nous pouvons citer plusieurs exemples comme la construction du Lycée d’excellence de Mbounda, qui est une œuvre de la municipalisation accélère du Niari. Les ouvrages sont officiellement terminés. Les bâtiments sont bel et bien en place, avec le quartier administratif, le campus, le réfectoire et les aires de parkings bitumées. La route menant à l’école a été bitumée. Cependant, la voie d’accès séparant l’école a la route bitumée, à été laissée à sa belle nature.

Les autres secteurs de la cour de l’école ont connu le même sort(les liaisons entre le campus et d’autres bâtiments). Avec le sol rougeâtre des pays du Niari, l'on peut s' imaginer les dégâts après les pluies. L’état de saleté qui recouvre ce nouveau bijou est absolument lamentable; ce qui aurait pu être évité si les petits bouts d’asphalte manquant avaient été faits avant la livraison de l'oeuvre.

Un autre exemple plus évident est l’inauguration du pont de la Tsémé par Jean Jacques Bouya, à Brazzaville, il y’a trois jours. Le directeur technique des Grands Travaux, Oscar Otoka, affirme devant les caméras que l’ouvrage fini est d’une qualité exceptionnelle.
 
Toutefois, les débris, les cailloux et la ferraille de toute sorte laissés par les ouvriers trainent à simple vue et ternissent la qualité du produit fini. Les curées pour l’évacuation des eaux sont déjà moitié remplies d’ordures et des eaux sales avant l’inauguration. La Délégation générale des grands travaux devrait exigeante dans le contrôle de qualité des travaux qui s’exécutent.

Cette politique d’accélérer les travaux pour accélérer les municipalités à leurs tours, est un mauvais exemple pour la sensibilisation des ouvriers pour le travail bien fait. L’on se demande à quoi sert cette course effrénée contre la montre, pour inaugurer en grande pompe des infrastructures en carton? Est-ce pour rattraper le Sénégal ou autre pays africain qui bénéficie déjà du respect et de l’estime des blancs ou bien c’est pour servir les congolais?

Si la municipalisation accélérée est faite pour servir les congolais, le gouvernement devrait alors se résoudre à nous impressioner lors des inaugurations des oeuvres d’art. La DGGT devrait faire en sorte que nous comprenions que la beauté d’un art, ce de n’être pas susceptible de perfectionnement.


El Cubano
Commentaires
Date: 08/04/2010

Santiaguero:
Très pertinente analyse de ta part sur la situation des projets en lancés ou en cours d´execution.Après tant d´années que ce programme de municipalisation a été lancé les acteurs qui participent à cet initiative pourtant très noble brillent par leur incapacité a bien entreprendre et a s´adapté à la nouvelle donne.Les travaux se font sans réelle étude de viabilité ou de faisabilité,les mésures d´accompagnements ne sont pas mis en oeuvre,manque d´équipes de suivi et d´entretiens.J´ai lu sur les depèches de brazzaville que les usagers du marché d´owando se plaigne du manque de latrines dans le marché.Cependant l´entrepreneur reconnait volontier que celà venait bien dans le cahier des charges.Pourquoi n´a-t-il pas construit ces latrines si celà venait bien dans le cahier des charges et d´ailleurs par des normes architecturales celà revêt bien d´une obligation? Dans quelle tête peut-on conçevoir qu´une personne qui doit resté a travaillé pendant 8 heures ou plus n´emette aucun besoin d´aller aux toilettes? Ces manquements relèvent de la courte vision et de l´etat d´esprit moyennageux de cette generation essouflée actuellement aux affaires.
Parlant de la SNE,comme tu a su le dire plus haut comment se fait-il qu´au momment que l´on retablit la capacité d´approvisionnemt en energie,paralèlement l´on ne rehabilite pas le reseau de distribution? Et le ministre y apparait pour se faire la photo???Comment est ce que l´usine va produire une energie qui n´aura pas de reseau pour ecouler sa production????
C´est tout simplement de la VILLAGEOISERIE de cette classe dirigeante et entrepreneurial.


El Cubano: Santiaguero, les questions que tu soulèves résument le malaise qui secoue la société congolaise d’aujourd’hui : les hommes ne sont pas performants et le pays est malade.

En effet, comment les entrepreneurs peuvent ignorer ce qui est établi dans les cahiers de charges sans que l’État ne les interpelle? Et pas les moindres, car dans des structures publiques appelées à accueillir plus d’un millier de visiteurs par jour, comme des marchés, les toilettes publiques devraient être la première priorité des priorités. C’est une question d’hygiène et de santé publique. Ces entrepreneurs ont les moyens de voyager en occident ou même dans les pays africains avancés, mais le coco est trop dur pour les amener à réfléchir et reproduire la même chose chez eux.

Ce qui est révoltant c’est que ces ouvrages sont livrés et inaugurés par les autorités du pays. Mais ces dernières visitent les structures sans que cela ne pique leur moindre curiosité. Les marchés d’Owando et Oyo ont été inaugurés par l’épouse du président de la république. Celui de Kombo à Brazza a été inauguré par lui-même JJ Bouya, le maître d’ouvrage des projets. Cependant aucun de ces marchés ne présente des latrines publiques. Dans quelques mois, ces marchés seront bordés par les urines et matières fécales et l’on accusera la population d’incivisme…L’autre ministre qui va inaugurer une turbine électrique alors qu’il savait qu’ils n’a pas réhabilité le vieux réseau de la ville devenu défectueuxs…C’est ça le Congo zoba.

Date: 09/04/2010

Santiaguero:
L´utilisation de ces latrines pourraient bien etre payante, ce qui permettrait de recolter pour l´entretien même de ces lieux.

Santiaguero: Une simple question a posé aux services techniques du foncier et de l´habitat et urbanisme congolais est de savoir quelles normes usent-ils pour la construction ??? C´est le plus elementaire de tout: Normes.

El Cubano: La population ne leur demande même pas des latrines gratuites. Payer 50 frs cfa pour un commerçant qui en a besoin pour ces longues heures de travail, n'est pas un problème. Le vrai problème c'est que cet aspect du service d'assainissement ne fait par partie de la culture des concepteurs congolais. Tu vas remarquer que même les écoles que l'on construit partout là-bas n'en disposent pas. On oublie toujours l'aspect assainissement.
© 2009
Créer un site avec WebSelf